Grammaire portugais
Explore 82 concepts de grammaire — du niveau débutant au niveau avancé.
C'est l'arbre grammatical qui alimente Settemila Lingue — chaque concept devient un deck d'entraînement ciblé avec des flashcards générées par l'IA.
Aucun résultat trouvé
A1 (37)
Les principaux pronoms sujets portugais sont eu, tu, ele, ela, você, nós, vós, eles, elas et vocês. Le choix entre tu et você, ainsi qu’entre vós et vocês, dépend beaucoup du pays et de la situation. Contrairement au français, le portugais peut aussi omettre le pronom lorsque la forme du verbe suffit à identifier le sujet : Falo português signifie « Je parle portugais ».
En portugais, chaque nom est normalement masculin ou féminin : o livro (« le livre »), mais a casa (« la maison »). La terminaison donne souvent un bon indice — -o est généralement masculin et -a féminin — sans constituer une règle absolue : on dit o problema, o dia, a mão et a foto. Le moyen le plus sûr consiste donc à apprendre chaque nom avec son article o ou a.
En portugais, on ajoute le plus souvent -s après une voyelle : livro → livros, cidade → cidades. Certaines finales changent davantage : -m → -ns (homem → homens), -l → -is avec quelques adaptations (animal → animais) et -ão peut donner -ões, -ães ou -ãos (coração → corações). Il faut aussi mettre au pluriel les articles et les adjectifs qui accompagnent le nom.
Le portugais possède quatre articles définis : o au masculin singulier, a au féminin singulier, os au masculin pluriel et as au féminin pluriel. L'article s'accorde avec le nom : o livro, a casa, os livros, as casas. À la différence du français, il ne s'élide pas devant une voyelle : on dit o amigo et a escola, sans apostrophe.
Le portugais possède quatre articles indéfinis : um et uma au singulier, uns et umas au pluriel. Ils s’accordent avec le nom (le mot qui désigne une personne, une chose ou une idée) : um livro, uma casa, uns amigos, umas perguntas. Comme en français, on omet normalement l’article devant une profession employée après ser : Sou médico — « Je suis médecin. »
Au présent, ser se conjugue sou, és, é, somos, sois, são. Il correspond souvent au verbe français « être » quand on identifie ou définit quelqu’un ou quelque chose, indique une origine, une profession, une caractéristique générale, l’heure ou le moment d’un événement. Pour un état ou la localisation d’une personne ou d’un objet, le portugais emploie généralement estar.
Estar est l’un des deux principaux verbes portugais qui correspondent à « être ». Au présent, il se conjugue estou, estás, está, estamos, estais, estão et sert surtout à indiquer où se trouve quelqu’un ou quelque chose, dans quel état il se trouve et comment une personne se sent : Estou em casa (« Je suis à la maison »), A sopa está fria (« La soupe est froide »). Il permet aussi de construire une action en cours : estou a trabalhar au Portugal, estou trabalhando au Brésil.
Le français emploie être là où le portugais choisit entre ser et estar. On utilise en général ser pour dire ce qu’une personne ou une chose est — identité, origine ou caractéristique — et estar pour dire dans quel état ou à quel endroit elle se trouve. Pour un lieu, retenez dès le début cette exception essentielle : une personne ou une chose está quelque part, mais un événement é quelque part.
Le verbe irrégulier ter signifie d’abord « avoir » : tenho um carro (« j’ai une voiture »). Il sert aussi à dire l’âge, à former de nombreuses expressions comme ter fome (« avoir faim ») et à exprimer l’obligation avec ter de ou ter que. Au présent, ses formes sont tenho, tens, tem, temos, tendes, têm.
Pour conjuguer un verbe portugais régulier en -ar au présent, retirez -ar de l’infinitif, puis ajoutez -o, -as, -a, -amos, -ais, -am : falar donne falo, falas, fala, falamos, falais, falam. Dans la langue courante, você prend la forme en -a, tandis que vocês prend celle en -am.
Au présent, on enlève -er de l’infinitif, puis on ajoute -o, -es, -e, -emos, -eis, -em : comer devient como, comes, come, comemos, comeis, comem. Dans l’usage courant, você se construit avec la troisième personne du singulier (você come) et vocês avec la troisième personne du pluriel (vocês comem).
Au présent, on enlève -ir de l’infinitif, puis on ajoute -o, -es, -e, -imos, -is, -em : partir donne parto, partes, parte, partimos, partis, partem. Comme en portugais le pronom sujet est souvent omis, la terminaison permet généralement de savoir qui accomplit l’action.
Le verbe portugais ir signifie principalement « aller ». Au présent, il est très irrégulier : vou, vais, vai, vamos, ides, vão. Devant une destination, il s’emploie souvent avec a ou para ; devant un infinitif, il forme un futur proche sans préposition : Vou comer (« Je vais manger »).
Le verbe fazer correspond souvent à « faire » : Faço desporto signifie « Je fais du sport » et Fazemos o jantar, « Nous préparons le dîner ». Au présent, il se conjugue faço, fazes, faz, fazemos, fazeis, fazem. Pour parler de la météo, on emploie toujours la troisième personne du singulier : Faz calor (« Il fait chaud »).
Au présent, poder se conjugue posso, podes, pode, podemos, podeis, podem. Il est généralement suivi directement d’un verbe à l’infinitif (sa forme non conjuguée) : Posso entrar? signifie « Puis-je entrer ? ». Selon le contexte, poder exprime une capacité, une permission ou une possibilité.
Au présent, querer se conjugue quero, queres, quer, queremos, quereis, querem. Il signifie le plus souvent « vouloir » et se construit directement avec un nom — Quero um café — ou avec un infinitif — Queremos sair. Pour formuler une demande plus douce, le portugais emploie très souvent queria : Queria um café, por favor.
Un verbe pronominal portugais s’emploie avec me, te, se, nos, vos, se : chamar-se signifie « s’appeler » et levantar-se, « se lever ». Le verbe se conjugue normalement, mais la place du pronom varie : on dit couramment Levanto-me cedo au Portugal, tandis que Eu me levanto cedo est naturel au Brésil. Après une négation, le pronom précède le verbe : Não me levanto cedo.
En portugais, há signifie le plus souvent « il y a » : Há um café aqui (« Il y a un café ici »). Cette forme est impersonnelle — elle ne renvoie à aucune personne précise — et reste donc toujours au singulier, même devant un nom pluriel : Há muitos cafés, jamais hão muitos cafés. Há sert aussi à parler du temps écoulé : Cheguei há dois anos (« Je suis arrivé il y a deux ans ») et Vivo aqui há dois anos (« Je vis ici depuis deux ans »).
Pour nier une phrase simple, placez não immédiatement avant le verbe : Entendo devient Não entendo. Avec un mot négatif situé après le verbe, le portugais conserve não : Não vejo ninguém (« Je ne vois personne »). En revanche, ninguém, nada ou nunca placés avant le verbe suffisent généralement à rendre la phrase négative : Ninguém veio (« Personne n’est venu »).
En portugais, l’adjectif s’accorde avec le nom qu’il décrit : um rapaz alto, uma rapariga alta, rapazes altos, raparigas altas. Les adjectifs en -o ont généralement quatre formes, tandis que beaucoup d’adjectifs en -e, -l ou -z ne changent pas au féminin mais prennent une forme plurielle : inteligente → inteligentes, fácil → fáceis, feliz → felizes. Dans l’ordre neutre, l’adjectif vient le plus souvent après le nom.
En portugais, l’adjectif se place le plus souvent après le nom : uma casa branca, um livro interessante. Certains adjectifs courants se mettent aussi avant le nom pour exprimer une appréciation ou un sens moins littéral : um bom livro, um grande homem. La position peut changer le sens, comme dans um homem pobre (« un homme sans argent ») et um pobre homem (« un malheureux homme »).
En portugais, le possessif s’accorde avec ce qui est possédé, et non avec la personne qui possède : o meu livro, mais a minha casa ; os nossos amigos, mais as nossas amigas. Les formes seu, sua, seus, suas peuvent avoir plusieurs sens. Pour lever l’ambiguïté, notamment au Brésil, on emploie souvent dele, dela, deles, delas après le nom : o livro dela, « son livre à elle ».
Le portugais distingue en principe trois distances : este/esta désigne ce qui est près de la personne qui parle, esse/essa ce qui est près de son interlocuteur, et aquele/aquela ce qui est loin des deux. Chaque forme s’accorde en genre et en nombre avec le nom : este livro, esta mesa, esses livros, aquelas mesas. Dans le portugais parlé au Brésil, esse remplace toutefois très souvent este.
Pour indiquer une position, le portugais emploie surtout em : Estou em casa (« Je suis chez moi »). Une destination se construit souvent avec a et une provenance avec de : Vou ao cinema (« Je vais au cinéma »), Venho do cinema (« Je viens du cinéma »). Devant un article, ces prépositions se contractent généralement : em + a = na, a + o = ao, de + a = da.
En portugais, lorsqu’une des prépositions de, em, a ou por rencontre un article défini (o, a, os, as), les deux mots fusionnent généralement : de + o = do, em + a = na, a + o = ao, por + a = pela. La contraction est obligatoire dès que la préposition et l’article sont tous les deux nécessaires : on écrit Venho do trabalho, et non Venho de o trabalho.
En portugais, on forme souvent une question sans modifier l’ordre habituel des mots : Moras aqui. devient Moras aqui? grâce à l’intonation et au point d’interrogation. Pour demander une information précise, on place généralement quem, o que, onde, quando, como ou por que/porque au début : Onde moras? (« Où habites-tu ? »).
Pour demander une quantité, le portugais emploie quanto, quanta, quantos, quantas : la forme s’accorde avec le nom qui suit, comme dans quantas pessoas? Pour demander d’identifier ou de choisir une option, on utilise qual au singulier et quais au pluriel : Qual preferes? et Quais são os teus?
Les nombres cardinaux expriment une quantité : um, dois, três, vinte e um, trinta e dois. Entre une dizaine et une unité, le portugais emploie e : quarenta e cinco. Um/uma et dois/duas s’accordent avec le nom compté ; enfin, 100 exactement se dit cem, mais 101 et les nombres suivants commencent par cento e….
Les ordinaux indiquent un rang : primeiro « premier », segundo « deuxième », terceiro « troisième ». En portugais, ils se comportent généralement comme des adjectifs : ils s’accordent avec le nom en genre et en nombre, par exemple o primeiro dia, a primeira vez et os primeiros dias. Les formes abrégées sont 1.º au masculin et 1.ª au féminin.
Pour demander l’heure, on dit Que horas são? Pour répondre, le verbe s’accorde avec l’heure : É uma hora, mais São duas horas. Les dates se construisent généralement avec un nombre cardinal et de : 15 de agosto ; les jours et les mois prennent une minuscule en portugais.
Les adverbes de fréquence indiquent si une action se produit toujours, parfois ou jamais : sempre, às vezes, nunca. Les adverbes de temps la situent ou ordonnent plusieurs actions : hoje, amanhã, agora, primeiro, depois. En portugais, leur place est assez souple, mais nunca placé avant le verbe suffit à rendre la phrase négative : Nunca como carne.
Les adverbes de lieu indiquent où se trouve quelqu’un ou quelque chose : aqui/cá « ici », aí « là où tu es », ali/lá « là-bas », perto « près », longe « loin », dentro « dedans », fora « dehors », em cima « en haut / dessus » et em baixo « en bas / dessous ». Pour débuter, retenez surtout les trois zones près de moi — près de toi — loin de nous, puis employez de devant le lieu de référence : perto de casa, dentro da caixa.
Devant un nom, muito et pouco indiquent une quantité et s’accordent avec ce nom : muita água, poucos livros. Avec un verbe, un adjectif ou un adverbe, ils sont invariables : trabalho muito, muito fácil, muito bem. Pour dire « un peu de » sans insister sur l’insuffisance, on emploie généralement um pouco de : um pouco de água.
Les pronoms me, te, o, a, nos, vos, os, as remplacent la personne ou la chose directement touchée par l’action : Vejo a Ana devient Vejo-a. Au Portugal, ils suivent souvent le verbe affirmatif avec un trait d’union (chamo-te) ; au Brésil, ils se placent très souvent avant (te chamo). Avec une négation, le pronom précède normalement le verbe dans les deux variétés : não te chamo.
Les formes me, te, lhe, nos, vos, lhes indiquent généralement la personne à qui ou pour qui une action est faite : Dou-te o livro signifie « Je te donne le livre ». En portugais européen, elles viennent souvent après un verbe affirmatif et s’y rattachent par un trait d’union ; devant une négation, elles passent avant le verbe : dou-te, mais não te dou. Au Brésil, leur emploi et leur place sont plus variables, et les formes explicites avec para ou a sont très courantes.
Pour dire que l’on aime ou apprécie quelque chose en portugais, on emploie généralement gostar de : Gosto de café (« J’aime le café »), Gostamos de viajar (« Nous aimons voyager »). Gostar se conjugue comme un verbe régulier en -ar, tandis que de reste devant le nom, le pronom ou l’infinitif qui suit. Avec un article, de se contracte : de + o = do, de + a = da.
Pour relier des mots ou des idées simples en portugais, retenez d’abord e (« et »), ou (« ou »), mas (« mais ») et porque (« parce que »). Ajoutez ensuite porém (« cependant »), então (« alors, donc ») et portanto (« donc, par conséquent ») pour marquer plus précisément l’opposition ou la conséquence. Le choix du mot dépend de la relation logique entre les deux idées, et non du temps du verbe.
A2 (10)
Le pretérito perfeito simples sert à présenter une action comme terminée dans le passé : Ontem trabalhei (« Hier, j’ai travaillé »). Pour un verbe régulier, on enlève la terminaison de l’infinitif (-ar, -er ou -ir) et on ajoute une terminaison personnelle : falar → falei, comer → comi, partir → parti. Dans de nombreux récits, il correspond donc au passé composé français, mais il reste un temps simple en portugais.
Le pretérito perfeito simples présente une action passée comme achevée. Plusieurs verbes très fréquents ont des formes irrégulières qu’il faut mémoriser, notamment fui, estive, tive, fiz, disse, vim, pude, pus, soube et trouxe. Contrairement au passé composé français, ce temps portugais se construit généralement avec un seul verbe conjugué : fiz signifie « j’ai fait ».
Le pretérito imperfeito présente une situation passée sans en montrer la fin : une habitude, une description, un état ou une action en cours. Il correspond très souvent à l’imparfait français : morávamos signifie « nous habitions », et chovia « il pleuvait ». Les verbes en -ar prennent -ava, tandis que ceux en -er et -ir prennent -ia.
Le futur proche portugais se forme avec ir au présent + infinitif (la forme de base du verbe) : vou comer, vais estudar, vai chover. Il sert surtout à exprimer un projet, une intention ou un événement que l’on prévoit. Comme en français dans « je vais manger », il n’y a aucune préposition entre les deux verbes.
Pour dire qu’une action est en train de se dérouler, le portugais emploie généralement estar + gérondif au Brésil (Estou comendo) et estar a + infinitif au Portugal (Estou a comer). Seul estar se conjugue ; la seconde forme reste inchangée. Les deux phrases signifient « Je suis en train de manger ».
Pour exprimer une différence, le portugais emploie mais…(do) que (« plus… que ») ou menos…(do) que (« moins… que »). Pour exprimer l’égalité, il utilise tão…como/quanto avec un adjectif ou un adverbe, mais tanto/tanta/tantos/tantas…como/quanto avec un nom. Les quatre comparatifs irréguliers essentiels sont melhor, pior, maior et menor.
Pour donner une consigne à tu, l’affirmatif se forme généralement à partir du présent sans -s : falas → fala! et comes → come!. Avec você et vocês, on emploie les formes du subjonctif présent : fale!, falem! À la forme négative, toutes les personnes utilisent não + subjonctif : não fales!, não fale!, não falem!
En portugais, que est le relatif passe-partout : il reprend une personne, une chose ou une idée et reste toujours invariable. Quem ne reprend que des personnes et s’emploie surtout après une préposition : a colega com quem trabalho (« la collègue avec qui je travaille »). Au niveau A2, retenez donc : que sans préposition ; préposition + quem pour une personne.
Quand un verbe a à la fois un destinataire et une chose comme compléments, le portugais peut fusionner les deux pronoms : me + o → mo, te + a → ta, lhe + os → lhos. Ainsi, Dou-to signifie « Je te le donne » et Dá-mo! « Donne-le-moi ! ». Ces formes sont bien vivantes en portugais européen, mais beaucoup moins courantes dans la conversation brésilienne.
Pour mettre un verbe pronominal portugais au passé, on garde le pronom correspondant au sujet — me, te, se, nos, vos, se — et on conjugue le verbe au pretérito perfeito pour un fait terminé ou au pretérito imperfeito pour une habitude, une description ou une action en cours. On dira ainsi levantei-me « je me suis levé(e) » mais levantava-me « je me levais ». Dans l’usage courant, le Portugal préfère souvent le pronom après le verbe dans une affirmation simple, tandis que le Brésil le place volontiers avant : levantei-me / me levantei.
B1 (14)
Le futur simple portugais se forme généralement en ajoutant -ei, -ás, -á, -emos, -eis, -ão à l’infinitif entier : falarei, comerás, partirão. Les trois radicaux irréguliers essentiels sont far- (fazer), dir- (dizer) et trar- (trazer). Dans la conversation, ir au présent + infinitif est souvent plus naturel pour annoncer un projet : Vou telefonar plutôt que Telefonarei.
Le conditionnel portugais se forme en ajoutant -ia, -ias, -ia, -íamos, -íeis, -iam à l’infinitif : falaria, comeríamos, partiriam. Trois verbes très courants changent de radical : fazer → faria, dizer → diria et trazer → traria. Il sert notamment à demander avec politesse, à imaginer une conséquence et à exprimer un futur vu depuis un moment passé.
Le pretérito perfeito présente un fait passé comme achevé et délimité : Ontem trabalhei até às seis (« Hier, j’ai travaillé jusqu’à six heures »). Le pretérito imperfeito montre plutôt une situation en cours, une habitude ou l’arrière-plan d’un récit : Naquela época, trabalhava muito (« À cette époque, je travaillais beaucoup »). Dans une narration, l’imparfait plante souvent le décor et le perfeito fait avancer les événements.
Le présent du subjonctif portugais sert à présenter une action comme souhaitée, incertaine, nécessaire ou appréciée, souvent dans une proposition introduite par que : Quero que venhas (« Je veux que tu viennes »). Pour le former, on part généralement de la forme eu du présent de l’indicatif, on retire -o, puis on ajoute les terminaisons en -e pour les verbes en -ar et en -a pour les verbes en -er ou -ir.
Le conjuntivo portugais, c’est-à-dire le subjonctif, apparaît lorsque l’on présente une action comme voulue, nécessaire, possible, incertaine ou dépendante d’un but ou d’une condition. On le trouve notamment après querer que, é necessário que, para que, antes que, embora et oxalá. Attention au futur : le portugais dit Quando chegares, telefona-me, avec le futur du subjonctif, là où le français emploie le futur de l’indicatif.
Le plus-que-parfait portugais situe une action avant un autre moment déjà passé. Dans la langue courante, on emploie surtout l’imparfait de ter suivi du participe passé : Quando cheguei, ela já tinha saído (« Quand je suis arrivé, elle était déjà partie »). Le participe reste normalement invariable : ele tinha chegado, elas tinham chegado.
Pour comparer un élément à tout un groupe, le portugais emploie généralement o/a/os/as mais ou o/a/os/as menos avec un adjectif : a rua mais longa da cidade (« la rue la plus longue de la ville »). Melhor, pior, maior et menor remplacent souvent les formes régulières. Pour exprimer un degré très élevé sans comparaison, on utilise muito ou le suffixe -íssimo : muito bonito, lindíssimo.
Onde reprend un lieu : A cidade onde moro (« La ville où j'habite »). Cujo, cuja, cujos, cujas expriment une relation de possession et s'accordent avec le nom qui suit : o homem cuja casa visitei (« l'homme dont j'ai visité la maison »). Pour un moment ou une notion abstraite, on préfère généralement em que ; après une préposition, o qual, a qual, os quais, as quais offrent une solution particulièrement claire, souvent plus soutenue.
La voix passive portugaise se forme principalement avec ser + participe passé : A casa foi vendida (« La maison a été vendue »). Le participe s’accorde avec le sujet, et l’auteur de l’action peut être introduit par por : O livro foi escrito por Camões. Le portugais emploie aussi très souvent se, notamment dans Fala-se português et Vendem-se casas.
Le discours indirect rapporte les paroles de quelqu’un sans les citer mot pour mot. En portugais, une affirmation est généralement introduite par que, une question fermée par se, et un ordre ou une demande par para + infinitif : Disse que vinha, Perguntou se eu podia et Pediu-me para esperar. Si le verbe qui introduit les paroles est au passé, le temps du message est souvent décalé vers le passé.
Le portugais peut donner un sujet précis à un infinitif en lui ajoutant des terminaisons : falar, falares, falarmos, falardes, falarem. Cette forme s’emploie surtout quand l’action à l’infinitif a son propre sujet : É importante estudarmos signifie « Il est important que nous étudiions ». Pour eu et ele/ela/você, aucune terminaison visible ne s’ajoute ; c’est souvent le contexte ou le sujet exprimé qui indique la personne.
Pour exprimer une nécessité, une possibilité ou un jugement sans nommer une personne précise, le portugais emploie souvent é preciso, é necessário, é possível ou é importante suivis d’un infinitif : É preciso esperar. Si l’on précise qui accomplit l’action, on utilise généralement que + subjonctif : É preciso que esperes. Há que + infinitif exprime une obligation générale, dans un registre plutôt soutenu : Há que ter cuidado.
En portugais, le temps employé après se dépend du type de condition. Pour une condition future encore possible, on emploie souvent le futur du subjonctif : Se vieres, ficarei contente (« Si tu viens, je serai contente »). Pour une situation imaginaire ou peu probable au présent, on emploie se + imparfait du subjonctif, puis le conditionnel : Se tivesse dinheiro, viajaria (« Si j’avais de l’argent, je voyagerais »).
Le choix entre ser et estar n’oppose pas simplement le permanent au temporaire. Ser présente souvent une identité, une propriété ou une action à la voix passive ; estar décrit une situation dans laquelle se trouve le sujet, notamment le résultat d’un changement. Avec certains adjectifs, changer de verbe change aussi le sens : Ele é esperto signifie « Il est intelligent », tandis que Ele está esperto signifie « Il est vigilant ».
B2 (9)
Le conjuntivo imperfeito se forme à partir de la 3e personne du pluriel du prétérit portugais : falaram → falasse, fizeram → fizesse. Il sert surtout dans une proposition dépendant d’un verbe au passé (Queria que viesses), après se pour une hypothèse peu réelle (Se pudesse...) et après como se ou oxalá pour évoquer une situation imaginée.
Le portugais emploie le futur du subjonctif pour une action future encore incertaine, surtout après se (« si »), quando (« quand »), assim que (« dès que ») et enquanto (« tant que »). Là où le français dit quand tu arriveras ou si j’ai le temps, le portugais dit quando chegares et se tiver tempo. On forme ce temps à partir de la forme en -ram du passé : falaram → falar, fizeram → fizer.
Le subjonctif passé portugais se forme avec le présent du subjonctif de ter — tenha, tenhas, tenha… — suivi d'un participe passé : Espero que tenha chegado (« J'espère qu'il ou elle est arrivé(e) »). Il présente comme déjà accomplie une action placée dans un contexte de doute, de souhait, d'émotion, de jugement ou de possibilité. Avec un verbe principal au passé, on emploie généralement plutôt tivesse + participe passé.
Le conditionnel composé portugais se forme avec le conditionnel de ter suivi d’un participe passé (la forme telle que falado, « parlé ») : teria falado, « j’aurais parlé ». Il présente comme irréelle, envisagée ou incertaine une action antérieure : Se tivesse sabido, teria vindo (« Si j’avais su, je serais venu »). Contrairement au français, l’auxiliaire est ter même avec les verbes de mouvement, et le participe reste normalement invariable.
Pour imaginer un passé différent de la réalité, le portugais emploie généralement se + tivesse + participe passé, puis teria + participe passé : Se tivesse sabido, teria vindo (« Si j'avais su, je serais venu »). La proposition introduite par se présente la condition non réalisée ; l'autre en exprime la conséquence hypothétique.
Le mais-que-perfeito composto do conjuntivo se forme avec tivesse, tivesses, tivesse, tivéssemos, tivésseis, tivessem suivis du participe passé : Se eu tivesse sabido... (« Si j'avais su... »). Il situe un fait avant un autre repère passé, tout en le présentant comme hypothétique, souhaité, mis en doute ou dépendant d'une construction qui appelle le subjonctif.
Le futuro composto se forme avec le futur de ter suivi du participe passé : terei terminado, « j’aurai terminé ». Il présente surtout un fait comme déjà accompli à un moment futur, mais peut aussi exprimer une supposition sur un fait passé : Terá esquecido, « Il ou elle aura sans doute oublié ».
Un pronom complément atone peut se placer avant le verbe (não o vi), après le verbe (vi-o) ou, dans un registre très soutenu, à l’intérieur d’un futur ou d’un conditionnel (dir-lhe-ei). La négation, les mots interrogatifs et de nombreuses propositions subordonnées attirent normalement le pronom devant le verbe. En revanche, le portugais du Portugal préfère souvent le pronom après le verbe dans une phrase affirmative indépendante, tandis que le portugais du Brésil courant le place très fréquemment avant.
Pour former la plupart des adverbes portugais en -mente, on part de l’adjectif au féminin singulier, puis on ajoute -mente : lento → lenta → lentamente, claro → clara → claramente. Si l’adjectif n’a qu’une forme pour les deux genres, on ajoute directement le suffixe : feliz → felizmente. Dans une série, seul le dernier élément porte souvent -mente : lenta e cuidadosamente.
C1 (7)
Le mais-que-perfeito simples exprime un fait déjà accompli avant un autre moment du passé, mais en un seul mot : Quando cheguei, ela já saíra (« Quand je suis arrivé, elle était déjà partie »). Il se forme sur le radical de la 3e personne du pluriel du prétérit et porte les terminaisons en -ra. Aujourd'hui, on le rencontre surtout dans la littérature et dans un écrit soutenu ; à l'oral, on emploie normalement tinha + participe passé.
L’infinitif personnel portugais peut indiquer qui accomplit l’action tout en restant dans une proposition à l’infinitif : depois de chegarmos (« après notre arrivée »). Au niveau avancé, il se combine avec ter + participe passé pour marquer l’antériorité (depois de termos chegado), avec ser + participe passé pour former le passif (para serem avaliados) et peut souvent remplacer une proposition en que suivie du subjonctif.
En portugais, le temps de la subordonnée se choisit par rapport au repère donné par le verbe principal. Avec un repère présent, on emploie généralement que venha ou que tenha vindo ; avec un repère passé ou conditionnel, que viesse ou que tivesse vindo. Pour un événement encore futur, le choix entre quando chegar et quando chegasse dépend du point de vue adopté : présent du locuteur ou passé du récit.
Le portugais formel ne consiste pas seulement à employer des mots plus recherchés : il organise aussi l’information de façon plus explicite, impersonnelle et prudente. Des expressions comme em virtude de, não obstante, no âmbito de et em conformidade com structurent le raisonnement, tandis que Venho por este meio… et Com os melhores cumprimentos encadrent la correspondance professionnelle. L’objectif est d’adapter le degré de formalité au destinataire, sans tomber dans un style inutilement bureaucratique.
La nominalisation consiste à former ou à employer un nom à partir d’un verbe ou d’un adjectif : desenvolver → desenvolvimento, possível → possibilidade. Elle permet de présenter une action, un résultat ou une qualité comme une notion, surtout dans les textes formels. Le suffixe n’est toutefois pas toujours prévisible : il faut apprendre chaque nom avec son genre et sa préposition habituelle.
Le portugais peut mettre un élément en relief avec é que, une phrase clivée comme Foi a Maria que fez isto, une pseudo-clivée comme O que quero é paz, ou une topicalisation comme A Maria, eu vi-a ontem. Ces constructions ne changent pas nécessairement le fait énoncé : elles indiquent surtout quelle information contraste avec les autres possibilités, corrige une attente ou constitue le thème de la phrase.
En portugais, les suffixes -inho/-inha et -zinho/-zinha ne signalent pas seulement une petite taille : ils peuvent exprimer la tendresse, atténuer une demande ou, selon le ton, devenir ironiques. Les suffixes augmentatifs -ão/-ona et -aço/-aça évoquent la grandeur ou l’intensité, mais aussi l’admiration, la critique ou une action frappante : um golaço est un but remarquable, pas simplement un grand but.
C2 (5)
Le portugais du Brésil et celui du Portugal ne sont pas deux langues distinctes, mais deux grands ensembles de variétés d’une même langue. Ils partagent l’essentiel de leur grammaire et de leur écriture, tout en différant de façon systématique dans le traitement, la place des pronoms, l’expression de l’action en cours, une partie du vocabulaire et surtout la prononciation. Pour communiquer naturellement, mieux vaut adopter une variété principale sans perdre l’habitude de reconnaître l’autre.
Le portugais familier ne se résume pas à quelques mots d’argot : il combine des formes courantes comme fixe ou legal, des marqueurs de parole tels que tipo et né?, et des réductions comme tá, tô ou pra. Ces formes dépendent fortement du pays, de la région, de l’âge et de la relation entre les personnes. Pour parler naturellement, il faut donc apprendre non seulement ce qu’elles signifient, mais aussi qui les emploie, où et avec qui.
Les connecteurs avancés rendent explicite le rapport entre deux idées : no entanto, todavia et contudo marquent un contraste ; por conseguinte, une conséquence ; com efeito, une confirmation ou une justification. É de salientar que et cumpre referir que servent plutôt à mettre une information en relief dans un registre formel. Leur maîtrise tient autant au choix logique qu’à la ponctuation, à la place dans la phrase et au dosage stylistique.
Les procédés rhétoriques donnent à une phrase un effet qui dépasse son sens littéral : Não é mau atténue un jugement positif, tandis que Estou a morrer de fome! exagère une sensation. Au niveau C2, il faut surtout savoir relier chaque forme à son intention — insister, convaincre, ironiser, rythmer ou surprendre — puis l’adapter au registre et à la variété de portugais.
Le langage administratif portugais est le registre des avis officiels, décisions, règlements, attestations et courriers institutionnels. Il met la procédure ou le résultat au premier plan grâce aux tournures impersonnelles, au passif, aux nominalisations et à des formules comme para os devidos efeitos. Le comprendre ne consiste pas à écrire de façon inutilement compliquée : il faut reconnaître ses codes, choisir le degré de formalité adapté et préserver la précision juridique.
Prêt·e à commencer à apprendre le portugais ? Essaie Settemila Lingue gratuitement — sans carte bancaire, sans engagement. Entraîne-toi avec des flashcards générées par IA quand tu as fait le tour.
Commencer gratuitement