Grammaire anglais
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A1 (30)
Les pronoms sujets anglais sont I, you, he, she, it, we et they. Ils indiquent qui fait l’action ou de qui l’on parle et, contrairement au français dans certaines tournures familières, ils sont normalement exprimés devant le verbe : She works, We are ready. Retenez surtout que I s’écrit toujours avec une majuscule et que you correspond aussi bien à « tu » qu’à toutes les formes de « vous ».
Au présent, to be prend trois formes : am après I, is après he, she, it ou un sujet singulier, et are après you, we, they ou un sujet pluriel. On l’emploie notamment pour l’identité, la description, l’âge et la localisation : I’m French, She is tired, We are at home. Pour nier, on ajoute not ; pour poser une question, on place am, is ou are avant le sujet.
Employez a ou an devant un nom singulier dénombrable quand l’être ou l’objet n’est pas encore identifié : a book, an idea. Employez the quand votre interlocuteur peut savoir précisément de qui ou de quoi il s’agit : the book on the table. Pour parler en général avec un pluriel ou un nom indénombrable, l’anglais ne met souvent aucun article : I like books ; Water is essential.
En anglais, la plupart des noms prennent simplement -s au pluriel : book → books. On ajoute -es après certaines terminaisons (box → boxes), tandis que quelques mots changent davantage (city → cities, knife → knives) ou ont un pluriel irrégulier (child → children, person → people). Contrairement au français, la marque du pluriel anglais s'entend très souvent.
Au présent, to have prend la forme have avec I, you, we, they et has avec he, she, it : I have a car, mais She has a car. Pour poser une question ou former la négation, on emploie généralement do/does : Do you have…?, He doesn't have…. En anglais britannique, have got / has got est aussi très courant pour exprimer la possession.
Le présent simple sert surtout à parler de ce qui est habituel, régulier ou généralement vrai : I work every day (« Je travaille tous les jours »). Avec I, you, we, they, on emploie la base du verbe ; avec he, she, it, on ajoute généralement -s ou -es : she works, he watches. Il ne décrit normalement pas une action en train de se dérouler au moment où l’on parle.
Au présent simple, on forme généralement la négation avec do not ou does not, suivis de la forme de base du verbe : I don't work et She doesn't work. Les contractions don't et doesn't sont les formes habituelles dans la conversation. Avec he, she ou it, le -s est porté par does : on dit donc He doesn't speak, et non He doesn't speaks.
Avec un verbe ordinaire, une question au présent simple suit le modèle do/does + sujet + verbe à la forme de base : Do you work here? ou Does she work here? On emploie does avec he, she, it et les sujets singuliers, mais le verbe principal perd alors son -s : Does he like it?, et non Does he likes it?
En anglais, le choix dépend de deux critères : le nombre et la distance. On emploie this pour une chose proche, that pour une chose éloignée, these pour plusieurs choses proches et those pour plusieurs choses éloignées. Ces mots peuvent accompagner un nom (this book) ou le remplacer (This is mine).
En anglais, my, your, his, her, its, our et their se placent devant un nom pour indiquer à qui ou à quoi il est associé : my phone, their house. Leur forme dépend du possesseur, jamais du genre ou du nombre de l'objet possédé. Ils ne s'emploient ni avec un article ni seuls : on dit my book, et non the my book.
Les pronoms compléments anglais sont me, you, him, her, it, us et them. Ils remplacent la personne ou la chose concernée par l’action et se placent normalement après le verbe ou après une préposition : She knows him, Come with us. Contrairement au français, on dit I see her et non l’équivalent mot à mot de « je la vois ».
Pour traduire « il y a » au présent, l’anglais choisit la forme de to be selon ce qui suit : there is devant un nom singulier ou indénombrable, et there are devant un nom pluriel. On dit donc There is a problem mais There are two problems. Dans une question, is ou are passe devant there : Is there…? ou Are there…?
Pour indiquer un lieu, l’anglais distingue surtout in (« dans » ou à l’intérieur d’un espace), on (« sur », avec contact avec une surface) et at (« à », en considérant le lieu comme un point). Les formes under, behind, in front of, next to et between précisent ensuite la position d’une personne ou d’un objet. Le français ne découpe pas toujours l’espace de la même manière : une seule préposition française, comme « à », peut correspondre à plusieurs prépositions anglaises.
Devant un repère temporel, l’anglais emploie généralement at pour une heure ou un point précis (at 8 o’clock), on pour un jour ou une date (on Monday) et in pour un mois, une année ou une période plus longue (in January, in 2026). En revanche, on ne met aucune préposition devant this, next, last et every : next week, et non in next week.
Can sert surtout à dire que quelqu’un est capable de faire quelque chose ou qu’une action est permise : I can swim (« Je sais nager »), You can sit here (« Vous pouvez vous asseoir ici »). Sa forme ne change jamais selon le sujet, le verbe suivant reste à la base verbale sans to, et les questions se forment en plaçant can avant le sujet. La négation est cannot ou, dans la langue courante, can’t.
Pour demander une information précise, l’anglais place généralement un mot interrogatif devant l’auxiliaire, puis le sujet et le verbe principal : Where do you live? (« Où habitez-vous ? »). Avec be, on place directement le verbe avant le sujet : Why are you late? (« Pourquoi êtes-vous en retard ? »). Les six mots essentiels sont what, where, when, who, why et how.
Which demande de choisir dans un ensemble limité : Which one do you want? (« Lequel voulez-vous ? »). How much interroge sur une quantité non comptable ou sur un prix : How much time? ; how many interroge sur un nombre d’éléments comptables et se place devant un nom au pluriel : How many days?
Les nombres cardinaux servent à compter et à indiquer une quantité : zero, one, two… one hundred. De 21 à 99, on relie la dizaine et l’unité par un trait d’union lorsqu’il y a une unité : twenty-one, mais twenty. Pour 100, la forme de référence est one hundred, sans trait d’union.
Les nombres ordinaux indiquent une position dans une série : first (« premier »), second (« deuxième »), third (« troisième »), puis généralement une forme en -th, comme fourth ou tenth. À l’écrit, leurs abréviations sont 1st, 2nd, 3rd, 4th, etc. Retenez toutefois l’exception des nombres de 11 à 13 : 11th, 12th et 13th.
Pour une heure exacte, on dit It’s three o’clock (« Il est trois heures »). Pour les autres heures, deux systèmes coexistent : It’s half past ten décrit la position des aiguilles, tandis que It’s ten thirty lit directement l’affichage numérique. Devant une heure précise, on emploie généralement at : The meeting is at 9:30.
En anglais, les noms des jours et des mois prennent toujours une majuscule : Monday, July. On emploie généralement on devant un jour ou une date précise (on Friday, on 4 July), mais in devant un mois ou une année (in July, in 2026). Une date s’écrit couramment 15 May en anglais britannique et May 15 en anglais américain.
En anglais, l’adjectif se place généralement avant le nom (a big house) ou après le verbe be (The house is big). Il reste toujours sous la même forme : on dit a small cat et two small cats, sans marque de féminin ni de pluriel. C’est la différence essentielle à retenir quand on raisonne à partir du français.
En anglais, un adverbe de fréquence se place généralement avant un verbe ordinaire (I often cook) mais après le verbe be (I am often tired). Avec un auxiliaire ou un verbe modal, il vient normalement après le premier auxiliaire : She has never been there ; We can usually help. Les expressions précises comme every day ou twice a week se mettent le plus souvent à la fin de la phrase.
Un nom dénombrable désigne des éléments que l’on peut compter séparément : a book, two books. Un nom indénombrable désigne une matière, un ensemble ou une notion sans unités directement comptées : water, furniture, advice. Cette différence détermine l’emploi de a/an, du pluriel et de mots de quantité comme many ou much.
Employez généralement some dans une phrase affirmative, et any dans une phrase négative ou une question : I have some time, I don't have any time, Do you have any time? Dans une offre ou une demande, some reste toutefois courant parce qu'on propose ou demande une quantité réelle : Would you like some tea? Ces mots s'emploient surtout devant un nom pluriel ou indénombrable.
Pour donner un ordre ou une instruction en anglais, on emploie généralement la base verbale sans sujet : Open the door. À la forme négative, on ajoute don’t : Don’t open the door. Please rend la demande plus courtoise, tandis que let’s + verbe sert à faire une proposition qui inclut la personne qui parle : Let’s go.
And ajoute, but oppose, or présente un choix, so introduit un résultat et because donne une cause. Ces mots relient aussi bien des éléments courts que des propositions, c’est-à-dire des groupes de mots contenant généralement un sujet et un verbe : tea and coffee, mais I stayed home because it was raining.
Le présent continu se forme avec am, is ou are + verbe en -ing : I am reading, she is working, they are coming. Il présente surtout une action en cours, une situation temporaire ou un rendez-vous futur déjà organisé. En français, il correspond parfois à « être en train de », mais souvent aussi à un simple présent.
Les verbes d’état décrivent un goût, une pensée, un besoin, une possession ou une perception plutôt qu’une action en cours. On les emploie donc normalement au présent simple, même pour parler de maintenant : I know the answer, et non I’m knowing the answer. Certains peuvent toutefois prendre la forme continue lorsqu’ils changent de sens : I think you’re right mais I’m thinking about the problem.
En anglais, le possesseur se place généralement avant ce qui lui appartient : John's car (« la voiture de John »). On ajoute 's à un nom singulier et aux pluriels qui ne se terminent pas par s ; après un pluriel régulier en s, on ajoute seulement ' : the children's toys, mais my parents' house. La construction avec of est fréquente avec les choses et les groupes de mots longs : the end of the movie.
A2 (15)
Pour raconter une action terminée dans le passé, un verbe anglais régulier prend généralement -ed : work → worked, play → played. La forme est identique à toutes les personnes : I worked, she worked, we worked. Quelques règles d’orthographe modifient l’écriture de la terminaison, et -ed possède trois prononciations possibles.
Au past simple, les verbes irréguliers ne prennent pas la terminaison régulière -ed : go devient went, see devient saw et take devient took. La forme est la même à toutes les personnes : I went, she went, we went. Il faut donc mémoriser chaque forme, mais une liste courte de verbes très fréquents permet déjà de raconter de nombreux événements passés.
Au past simple, une négation se construit normalement avec didn't + base verbale : She didn't call. Une question suit le modèle Did + sujet + base verbale ? : Did she call? Puisque did indique déjà le passé, le verbe principal ne se met jamais au passé après did ou didn't : Did you go?, et non Did you went?
Was et were sont les deux formes passées de be (« être »). On emploie was avec I, he, she, it et were avec you, we, they : I was tired, mais They were tired. Pour nier, on ajoute not ; pour poser une question, on place directement was ou were devant le sujet, sans utiliser did.
Le prétérit continu (Past Continuous ou Past Progressive) se forme avec was/were + verbe en -ing : I was working, they were sleeping. Il présente une action comme étant en cours à un moment du passé, souvent comme décor d’un récit ou comme action interrompue : I was sleeping when you called.
Le present perfect simple relie un fait passé au présent. Il se forme avec have ou has, suivi du participe passé : I have finished, She has arrived. On l’emploie notamment pour parler d’une expérience sans date précise, d’un résultat actuel ou d’une période qui n’est pas encore terminée.
Employez le present perfect pour regarder un fait passé depuis le présent, sans le situer dans une période terminée : I've lost my keys signifie que les clés sont toujours perdues. Employez le past simple pour raconter un fait achevé dans un passé situé : I lost my keys yesterday. Un repère comme yesterday, last week, two days ago ou in 2019 impose normalement le past simple.
Pour parler de l'avenir avec will, on emploie will + base verbale : She will come (« Elle viendra »). La forme est identique à toutes les personnes ; à l'oral, on utilise souvent les contractions 'll et won't. Will sert surtout aux prédictions, aux décisions prises sur le moment, aux offres et aux promesses.
Pour parler d’un projet, d’une intention ou d’une prédiction appuyée sur un indice présent, l’anglais emploie be + going to + verbe de base : I’m going to call her (« Je vais l’appeler »). C’est le verbe be qui change selon le sujet : I am, you/we/they are, he/she/it is. Malgré sa ressemblance avec le futur proche français, il ne faut donc jamais omettre be.
Pour comparer deux éléments, l’anglais emploie généralement adjectif + -er + than avec un adjectif court (taller than) et more + adjectif + than avec un adjectif long (more interesting than). Pour exprimer une moindre qualité, on utilise less + adjectif + than. Quelques formes très courantes sont irrégulières : good → better, bad → worse et far → farther/further.
Le superlatif sert à placer une personne ou une chose au degré le plus élevé dans un groupe : the tallest student (« l’élève le plus grand »), the most useful app (« l’application la plus utile »). Avec un adjectif court, on emploie généralement the + adjectif en -est ; avec un adjectif long, the most + adjectif. Quelques formes très courantes sont irrégulières : good → the best et bad → the worst.
Should sert surtout à donner un conseil : You should rest (« Tu devrais te reposer »). Must exprime une obligation forte : You must stop (« Tu dois t'arrêter »). Attention à l'opposition essentielle : mustn't signifie « il ne faut pas / c'est interdit », tandis que don't have to signifie « ce n'est pas obligatoire ».
Have to + verbe exprime une obligation ou une nécessité : I have to leave (« je dois partir »). Au présent, on emploie has to avec he, she, it ; les questions et les négations se construisent avec do/does : Does she have to leave?, She doesn't have to leave. Attention : don't have to signifie « ne pas être obligé de », et non « ne pas devoir » au sens d'une interdiction.
Un adverbe de manière indique comment une action se déroule : She speaks slowly (« Elle parle lentement »). On le forme souvent en ajoutant -ly à un adjectif : slow → slowly. Les formes well, fast et hard sont à mémoriser, et l’adverbe se place généralement après le verbe ou, s’il y en a un, après son complément.
Une proposition relative apporte une précision sur un nom : the woman who lives here (« la femme qui habite ici »). Dans une relative qui sert à identifier la personne ou la chose, on emploie en principe who pour une personne, which pour une chose et that pour les deux. Il n’y a pas de virgule lorsque l’information est indispensable pour savoir de qui ou de quoi on parle.
B1 (13)
Le present perfect continuous se forme avec have/has been + verbe en -ing : I have been waiting. Il présente une activité commencée dans le passé qui continue maintenant, ou qui vient de s'arrêter mais dont l'effet reste visible. Pour traduire le français « depuis », c'est souvent ce temps qu'il faut employer : J'attends depuis une heure devient I've been waiting for an hour.
Le past perfect sert à regarder en arrière depuis un moment déjà passé : il présente une action comme antérieure à une autre situation passée. Il se forme avec had + participe passé : They had left when I arrived (« Ils étaient partis quand je suis arrivé »). Had reste identique à toutes les personnes.
Le first conditional, ou conditionnel de type 1, sert à présenter une condition future possible et sa conséquence : if + présent, will + verbe de base. Ainsi, on dit If it rains, I’ll stay home (« S’il pleut, je resterai chez moi »), sans will après if. La conséquence peut aussi contenir un autre verbe modal, comme can, might ou should, ou prendre la forme d’une consigne.
Le second conditional présente une situation actuelle ou future comme imaginaire, irréelle ou peu probable. Sa structure de base est if + past simple, would + base verbale : If I had more time, I would learn Japanese (« Si j’avais plus de temps, j’apprendrais le japonais »). Malgré sa forme au passé, il ne raconte généralement pas un événement passé.
May, might et could présentent une situation comme possible : She might come tomorrow. Pour tirer une conclusion à partir d’indices, must exprime une quasi-certitude et can’t une impossibilité : He must be tired ; That can’t be true. Tous sont suivis de la base verbale, sans to : modal + verbe.
La voix passive anglaise se forme avec be + participe passé : The letter was sent yesterday (« La lettre a été envoyée hier »). Elle permet de mettre au premier plan l’action ou ce qui la subit, plutôt que son auteur. Si l’auteur doit être précisé, on l’introduit généralement avec by : The book was written by Orwell.
Pour rapporter une déclaration après un verbe au passé, l’anglais fait généralement « reculer » le temps du verbe : “I am tired” devient He said (that) he was tired. Say s’emploie sans destinataire direct, tandis que tell exige normalement une personne : She said that… mais She told me that…. Les pronoms et les repères comme today ou here changent seulement si le nouveau point de vue l’exige.
Pour rapporter une question fermée, on emploie généralement ask + if/whether + sujet + verbe : She asked if I was coming. Avec where, what, why, how, etc., on conserve le mot interrogatif : He asked where I lived. Dans les deux cas, la proposition rapportée suit l’ordre d’une affirmation, sans inversion ni auxiliaire do, et ne prend normalement pas de point d’interrogation.
Une proposition relative complète un nom : where renvoie généralement à un lieu, when à un moment et whose exprime un lien de possession. Une relative indispensable pour identifier ce nom ne prend pas de virgules ; une information simplement ajoutée s’encadre de virgules. Dans une relative déterminative, on peut aussi omettre who, which ou that lorsqu’il est complément, mais jamais lorsqu’il est sujet.
Used to + verbe présente une habitude ou un état passé qui n’est plus actuel : I used to live here. Would + verbe convient aux actions qui se répétaient, mais pas aux états : Every summer, we would camp by the lake. Enfin, be used to + nom ou forme en -ing signifie « être habitué à » : I’m used to the noise.
Après un verbe, l’anglais peut demander to + base verbale (want to leave) ou la forme en -ing (enjoy reading) : le choix dépend souvent du premier verbe et doit s’apprendre avec lui. Après une préposition, on emploie normalement -ing (before leaving, interested in learning). Certains verbes acceptent les deux constructions, parfois avec un changement de sens : stop smoking ne signifie pas la même chose que stop to smoke.
Too indique qu’une limite est dépassée : too expensive signifie « trop cher ». Enough indique qu’une quantité ou un degré est suffisant : il se place avant un nom (enough money), mais après un adjectif ou un adverbe (old enough, quickly enough). Les deux mots peuvent introduire un résultat avec to + infinitif : too tired to work, old enough to drive.
Un verbe à particule associe un verbe à un petit mot comme up, off, out ou in pour former une unité de sens : give up signifie « abandonner », et non « donner vers le haut ». Certains se séparent devant un nom et obligatoirement devant un pronom (turn the light off, turn it off) ; d’autres restent toujours ensemble (look after the children). Il faut donc apprendre à la fois le sens et la construction de chaque expression.
B2 (10)
Le third conditional sert à imaginer une autre version d'une situation passée qui ne peut plus être modifiée. Sa structure de base est if + past perfect, puis would have + participe passé : If I had known, I would have told you (« Si j'avais su, je te l'aurais dit »). La condition ne s'est pas réalisée et le résultat imaginé non plus.
Un conditionnel mixte relie deux moments différents. Pour une cause passée qui produit encore un résultat présent, on emploie généralement if + past perfect, puis would + base verb : If I had studied medicine, I would be a doctor now. Pour une situation présente ou durable qui explique un résultat passé, on inverse le mélange : if + past simple, puis would have + past participle.
Après wish ou if only, l’anglais recule généralement le temps verbal : le prétérit exprime un regret sur le présent, tandis que le past perfect exprime un regret sur le passé. Wish + would sert surtout à demander ou à souhaiter un changement de comportement ou de situation. If only suit les mêmes règles, mais traduit une émotion plus forte : « si seulement… ».
Pour interpréter un événement passé, l’anglais emploie modal + have + participe passé : She must have forgotten signifie « elle a sûrement oublié ». Must have présente une conclusion comme presque certaine, may/might/could have comme possible, et can’t/couldn’t have comme impossible. Should have utilise la même construction, mais exprime généralement une attente, un regret ou un reproche plutôt qu’un degré de certitude.
Le futur antérieur anglais se forme avec will have + participe passé : By Friday, I will have finished (« D’ici vendredi, j’aurai terminé »). Il présente une action comme déjà achevée avant un repère futur, souvent introduit par by, before ou by the time. La forme reste identique à toutes les personnes.
Le futur continu se construit avec will be + verbe en -ing : At eight, I’ll be driving home (« À huit heures, je serai sur le chemin du retour en voiture »). Il présente une action comme déjà en cours à un moment futur. Il sert aussi à évoquer le déroulement prévu d’une situation ou à demander avec tact quels sont les projets de quelqu’un : Will you be staying for dinner?
À côté du passif courant en be + participe passé, l’anglais peut mettre en avant le destinataire d’un don ou d’une information : I was offered a job. Il emploie aussi have/get + chose + participe passé pour un service que l’on fait réaliser (I had my car repaired) et get + participe passé comme passif dynamique, souvent plus familier (The window got broken). Ces tours ne se traduisent pas toujours par un passif en français.
Une phrase clivée sert à mettre une information précise en relief. Au lieu de dire simplement John broke the window, on peut dire It was John who broke the window pour insister sur John. Les deux modèles essentiels sont It is/was + élément important + who/that… et What… + is/was + information importante.
Une proposition participiale emploie un participe — une forme verbale en -ing ou un participe passé comme written, built ou seen — sans verbe conjugué. Elle permet de condenser une relative ou une proposition circonstancielle : The woman waiting outside équivaut à The woman who is waiting outside. Dans une proposition placée au début de la phrase, le sujet sous-entendu doit normalement être le sujet de la proposition principale : Feeling tired, I went home.
Lorsqu’une expression négative ou restrictive est placée en tête de phrase, l’anglais soutenu inverse généralement le sujet et l’auxiliaire : Never have I seen that et non Never I have seen that. La construction ressemble à celle d’une question, mais elle sert à affirmer avec force, sans point d’interrogation. S’il n’y a pas déjà d’auxiliaire, on ajoute do, does ou did.
C1 (8)
Le subjonctif anglais emploie surtout la base verbale sans terminaison après une demande, une recommandation ou une nécessité : They insisted that she leave et It is essential that he be informed. Pour une hypothèse contraire à la réalité, were peut s'employer avec toutes les personnes : If I were you. Cette forme est beaucoup moins fréquente et beaucoup moins étendue que le subjonctif français.
Ces tournures permettent d’exprimer avec précision une certitude, une attente, un but, une consigne ou une préférence. Elles ne sont pas interchangeables : be bound to annonce un résultat presque certain, be supposed to une attente, be meant to une intention, be to un cadre officiel, tandis que would rather et had better servent respectivement à préférer et à conseiller avec insistance.
Le passif complexe permet de rapporter une information sans placer sa source au premier plan : It is said that she left (« On dit qu’elle est partie ») ou She is said to have left (« Elle serait partie / On dit qu’elle est partie »). Dans la seconde construction, le choix entre to be, to be doing et to have done indique si la situation est simultanée, en cours ou antérieure au fait de la rapporter.
Les marqueurs discursifs indiquent le rapport logique entre deux idées : contraste (nevertheless), ajout (moreover), conséquence (consequently, hence, thus) ou concession (notwithstanding, albeit). Ils ne sont pas tous interchangeables et n’obéissent pas tous à la même construction : nevertheless relie deux énoncés complets, tandis que albeit introduit le plus souvent un élément bref qui nuance ce qui précède.
L’anglais évite souvent de répéter une action ou une idée déjà comprise : I can come, but Léa can’t sous-entend come après can’t. Il conserve généralement l’auxiliaire approprié dans les reprises : so do I pour un accord affirmatif, neither can she pour un accord négatif, I hope so pour remplacer toute une idée, et if not pour « sinon » ou « si ce n’est pas le cas ».
Une proposition nominale est un groupe construit autour d’un verbe qui occupe la place normalement réservée à un nom : What she decided surprised us, ou I understand what she decided. Elle peut être introduite par that, whether/if ou un mot en wh- comme what, why et how. Dans une question indirecte, elle conserve l’ordre d’une phrase affirmative : I wonder where he is, et non where is he.
Le hedging language est l’ensemble des formes qui permettent de présenter une affirmation avec le degré de certitude, de généralité ou de précision approprié. Au lieu d’écrire This proves that the policy works, on peut écrire This suggests that the policy may work : la seconde formulation distingue ce que les données indiquent de ce qu’elles prouvent réellement. Cette prudence est essentielle dans les textes universitaires, professionnels et analytiques.
Des groupes comme put up with, come up with ou get away with fonctionnent comme une seule unité de sens : on ne peut généralement ni supprimer ni déplacer leurs particules. Il faut donc les apprendre avec leur construction complète et un exemple. Attention surtout à look forward to : ici, to est une préposition et doit être suivi d'un nom, d'un pronom ou d'un verbe en -ing.
C2 (8)
Dans un récit anglais, le choix d’un temps ne situe pas seulement l’action : il règle aussi la distance entre le lecteur et la scène. Le présent historique rend un événement passé immédiat, le future perfect continuous envisage rétrospectivement une activité encore en cours à un moment futur, et des formes comme thou hast ou he doth signalent un état ancien ou une imitation volontaire de l’anglais d’autrefois. Ces choix sont souvent à reconnaître et à interpréter avant de chercher à les employer.
L’anglais juridique emploie encore des mots composés comme hereby, thereof et wherein afin de renvoyer avec précision à un acte ou à un document. L’anglais archaïque, lui, se reconnaît notamment à thou, thee, thy, aux terminaisons verbales en -st et -th, et à des tournures comme be it known. Au niveau C2, l’objectif principal est de les interpréter avec justesse, et non de les introduire dans la conversation courante.
Il n’existe pas une seule grammaire anglaise uniforme : certaines constructions varient selon la région, le groupe social et la situation. Have you got…? et Do you have…? sont toutes deux standard, tandis que ain’t, y’all ou innit ont des emplois régionaux ou familiers plus marqués. À un niveau C2, l’essentiel est de savoir reconnaître ces formes, comprendre ce qu’elles signalent et choisir une variante cohérente avec le contexte.
Les procédés rhétoriques donnent à une phrase plus de force, de rythme ou d’ironie sans en modifier nécessairement la grammaire de base. En anglais, une question peut affirmer plutôt qu’interroger, une négation peut suggérer un éloge, et la répétition d’une structure peut mettre un contraste en relief. À ce niveau, l’essentiel est de reconnaître l’effet recherché avant de reproduire le procédé avec mesure.
L’anglais académique ne consiste pas à remplacer chaque mot courant par un mot compliqué. Il présente une idée avec précision, organise clairement l’information et adapte le degré de certitude aux preuves disponibles. Le passif, la prudence argumentative et la nominalisation sont des outils utiles, mais leur accumulation rend vite un texte lourd ou imprécis.
Une expression idiomatique associe plusieurs mots dont le sens global ne se déduit pas toujours du sens littéral : the ball is in your court signifie que c'est à vous d'agir. À un niveau avancé, il ne suffit plus de comprendre l'image : il faut aussi maîtriser la forme figée, le registre, le contexte et l'intention du locuteur. Mieux vaut employer peu d'expressions, mais les employer avec précision.
Une collocation est une association de mots que les anglophones emploient spontanément ensemble : on dit make a decision, heavy rain et draw a conclusion, plutôt que de choisir chaque mot séparément. Une combinaison peut être compréhensible et grammaticalement correcte tout en sonnant peu naturelle. À un niveau avancé, le bon choix dépend aussi du registre, du contexte et de la nuance recherchée.
Changer de registre, c’est adapter les mots, les tournures et le ton à la relation, au support et au but : commence peut convenir à un texte solennel, start à la plupart des situations et kick off à un échange détendu. À ce niveau, il ne suffit pas d’aligner des synonymes : il faut aussi tenir compte de leurs nuances, de leurs associations habituelles et de l’image qu’ils donnent de la personne qui parle.
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