Grammaire arabe

Explore 80 concepts de grammaire — du niveau débutant au niveau avancé.

A1 (29)

L’alphabet arabeالأبجدية العربية

L’alphabet arabe compte 28 lettres et s’écrit de droite à gauche. La plupart des lettres se lient dans un mot et changent légèrement de forme selon leur position ; six lettres — ا د ذ ر ز و — interrompent toutefois la liaison avec la lettre suivante. Les voyelles brèves sont généralement indiquées par de petits signes facultatifs, et non par des lettres indépendantes.

Formes et liaisons des lettres arabesأشكال الحروف

L’arabe s’écrit de droite à gauche, et la plupart de ses lettres se lient à celles qui les entourent. Une même lettre peut donc avoir une forme isolée, initiale, médiane ou finale, sans changer de son ni d’identité. Six lettres — ا د ذ ر ز و — ne se lient jamais à la lettre suivante dans le sens de l’écriture, ce qui crée une coupure visible même au milieu d’un mot.

Les voyelles brèves en arabe — les ḥarakātالحركات

En arabe, les voyelles brèves a, i et ou sont généralement indiquées par de petits signes placés au-dessus ou au-dessous d’une consonne : َ (fatḥa), ِ (kasra) et ُ (ḍamma). Le ْ (sukūn) signale l’absence de voyelle après une consonne, tandis que le ّ (shadda) double cette consonne. Ces signes, appelés حَرَكَات (ḥarakāt), aident à apprendre la prononciation, mais disparaissent souvent des textes courants.

Les voyelles longues en arabeحروف المد

L’arabe oppose trois voyelles brèves à trois voyelles longues : a / ā, i / ī et u / ū. Une voyelle longue s’écrit avec une lettre : ا après une fatḥa, ي après une kasra et و après une ḍamma. La durée fait partie du mot et peut distinguer deux formes : il ne faut donc ni l’ajouter au hasard ni l’effacer en prononçant.

L’article défini ال en arabeأداة التعريف

En arabe, l’article défini الـ se colle au début du nom : كِتاب (kitāb, « un livre ») devient الكِتاب (al-kitāb, « le livre »). Il s’écrit toujours avec ا et ل, mais le ل ne s’entend pas devant une lettre solaire : الشَّمْس se prononce aš-šams, et non al-šams. Devant une lettre lunaire, il reste audible : القَمَر, al-qamar.

Le genre des noms en arabeالجنس

En arabe, chaque nom est masculin ou féminin. Le masculin n’a généralement pas de marque particulière, tandis que le féminin se reconnaît souvent à la tāʾ marbūṭa ة, comme dans طالِبة « étudiante ». Cette terminaison est un excellent indice, mais pas une règle absolue : يَد « main » est féminin sans ة, et certains noms masculins se terminent par ة.

Les pronoms personnels en arabeالضمائر الشخصية

En arabe standard, les pronoms indépendants varient selon la personne, le genre et le nombre : أنا « je », أنتَ / أنتِ « tu », هو / هي « il / elle », نحن « nous », أنتم / أنتنّ « vous » et هم / هنّ « ils / elles ». L’arabe possède aussi des formes pour exactement deux personnes. Au présent, un pronom peut être suivi directement d’un nom, d’un adjectif ou d’un lieu : أنا طالب signifie « Je suis étudiant », sans verbe équivalent à « suis ».

Les pronoms attachés en arabeالضمائر المتصلة

En arabe, un petit suffixe placé à la fin d’un nom, d’un verbe ou d’une préposition peut remplacer « mon », « te », « lui » ou « avec elle ». Ainsi, كتابي signifie « mon livre », رأيته « je l’ai vu » et معها « avec elle ». Le même ensemble de suffixes revient dans ces trois emplois, avec quelques adaptations, notamment ـني pour « me » après un verbe.

Les démonstratifs en arabeأسماء الإشارة

En arabe standard, هذا et هذه désignent une personne ou une chose proche au singulier, tandis que ذلك et تلك marquent l’éloignement. Le choix dépend du genre grammatical du nom : masculin ou féminin. Au pluriel, هؤلاء et أولئك s’emploient surtout avec les êtres humains ; un pluriel non humain reçoit normalement le démonstratif féminin singulier هذه ou تلك.

Les phrases nominales en arabeالجملة الاسمية

Au présent, l’arabe standard ne met généralement aucun équivalent de « être » entre un sujet et ce que l’on dit de lui : البيت كبير signifie « La maison est grande ». La structure de base est مبتدأ (mubtadaʾ, le sujet dont on parle) + خبر (khabar, l’information donnée à son propos). Le prédicat peut être un adjectif, un nom, un groupe prépositionnel ou une indication de lieu.

L’accord de l’adjectif en arabeمطابقة الصفة

En arabe, l’adjectif qualificatif se place normalement après le nom : كتاب جديد signifie « un livre neuf ». Il s’accorde avec ce nom en genre, en nombre et en définition ; en arabe standard entièrement vocalisé, il s’accorde aussi en cas. Retenez d’abord ce modèle : nom + adjectif, tous deux indéfinis ou tous deux définis.

Les nombres de 1 à 10 en arabeالأرقام ١-١٠

Avec un et deux, le nombre s’accorde avec le nom : كتاب واحد (« un livre »), كتابان (« deux livres »). De trois à dix, l’arabe standard emploie un accord inversé : ثلاثة كتب (« trois livres »), mais ثلاث طالبات (« trois étudiantes »). Le nom qui suit un nombre de 3 à 10 se met au pluriel et au génitif.

Les nombres de 11 à 100 en arabeالأرقام ١١-١٠٠

De 11 à 99, l’arabe standard place généralement le nombre avant le nom compté et met ce nom au singulier accusatif : أحد عشر كتابًا (« onze livres »), عشرون كتابًا (« vingt livres »). De 21 à 99, on dit l’unité avant la dizaine, reliées par و : خمسة وعشرون signifie littéralement « cinq et vingt ». 11 et 12 ont des formes particulières, tandis que 100 change de construction : مائة كتابٍ, avec le nom au singulier génitif.

Les prépositions de base en arabeحروف الجر الأساسية

En arabe, une préposition se place avant son complément : في البيت « dans la maison », من مصر « d’Égypte », إلى المدرسة « vers l’école ». Le nom qui suit prend le génitif (une forme grammaticale marquée par une kasra ou un tanwīn en -in dans un texte entièrement vocalisé), mais cette marque est généralement invisible dans les textes courants. Les prépositions لـ et بـ se soudent au mot suivant.

Les mots interrogatifs en arabeأدوات الاستفهام

En arabe standard, on place généralement le mot interrogatif au début de la question : من « qui », أين « où », متى « quand », كيف « comment » ou لماذا « pourquoi ». Pour une question à laquelle on répond par oui ou non, on emploie surtout هل ou la particule أَ. Contrairement au français, il n’y a ni inversion obligatoire du sujet ni équivalent du tour « est-ce que ».

Le passé accompli en arabeالفعل الماضي

En arabe standard, le passé accompli (الفعل الماضي) présente généralement une action comme terminée. On part de la forme « il », par exemple كَتَبَ (kataba, « il a écrit »), puis on change surtout la terminaison : كَتَبْتُ (katabtu, « j’ai écrit »), كَتَبْنَا (katabnā, « nous avons écrit »), كَتَبُوا (katabū, « ils ont écrit »). Contrairement au passé composé français, aucun auxiliaire équivalent à « avoir » ou « être » n’est nécessaire.

Le présent inaccompli en arabeالفعل المضارع

En arabe standard, le présent inaccompli (الفِعْلُ المُضَارِعُ) se construit avec l’un des préfixes أَـ، نَـ، تَـ، يَـ, auxquels s’ajoutent parfois des terminaisons : أَكْتُبُ « j’écris », نَكْتُبُ « nous écrivons », تَكْتُبِينَ « tu écris » en parlant à une femme. Cette forme exprime une action actuelle, habituelle ou à venir selon le contexte.

La négation du verbe en arabeنفي الفعل

En arabe standard, la négation se place normalement avant le verbe. Retenez d’abord quatre modèles : ما + passé pour « ne… pas » au passé, لا + présent pour une habitude ou un fait présent, لن + présent pour le futur négatif et لم + présent à l’apocopé pour un fait passé nié. Ainsi, ما كَتَبَ et لم يَكْتُبْ signifient tous deux « il n’a pas écrit », mais leur construction grammaticale est différente.

Expressions courantes en arabeعبارات شائعة

Quelques formules fixes permettent déjà de participer à un échange en arabe : السلام عليكم pour saluer, شكراً pour remercier, عفواً pour répondre ou dire « pardon », et مع السلامة pour prendre congé. Il est utile de les apprendre avec la réponse attendue, par exemple السلام عليكم — وعليكم السلام, plutôt que mot à mot.

Les pluriels réguliers en arabeجمع السالم

L’arabe possède deux grands pluriels réguliers, appelés « pluriels sains » : le pluriel masculin régulier, généralement en ـون ou ـين pour des personnes masculines, et le pluriel féminin régulier en ـات. Ainsi, معلّم « enseignant » donne معلّمون / معلّمين, tandis que معلّمة « enseignante » donne معلّمات. Ces modèles sont utiles, mais ils ne s’appliquent pas à tous les noms : beaucoup de mots ont plutôt un pluriel interne, dit « brisé ».

كان en arabe : dire « était » et « étaient »كان وأخواتها

En arabe standard, كان sert principalement à placer dans le passé une phrase qui décrit un état : الجو باردٌ « le temps est froid » devient كان الجو بارداً « le temps était froid ». Le verbe s’accorde avec la personne, le nombre et souvent le genre du sujet : كانت « elle était », كنتُ « j’étais », كانوا « ils étaient ». Après كان, l’attribut — l’information donnée à propos du sujet — est à l’accusatif.

Salutations quotidiennes en arabeتحيات يومية

En arabe, une salutation appelle souvent une réponse complémentaire, et non la simple répétition de la même formule : صباح الخير reçoit volontiers صباح النور, et مساء الخير reçoit مساء النور. Pour demander « Comment allez-vous ? », la terminaison de كيف حالك؟ dépend du genre de la personne à qui l’on parle, même si cette différence n’apparaît généralement pas dans l’écriture non vocalisée.

Les expressions de temps en arabeتعبيرات الوقت

Pour situer une action, l’arabe emploie notamment اليوم « aujourd’hui », أمس « hier », غدًا « demain » et الآن « maintenant ». Pour demander l’heure, on dit كم الساعة؟ ou الساعة كم؟ ; en arabe standard soigné, trois heures se dit الساعة الثالثة. Les expressions صباحًا et مساءً signifient « le matin » et « le soir » lorsqu’elles précisent le moment d’une action.

Les adjectifs de nisba en arabeالنسبة

La nisba (النِّسْبَة) transforme souvent un nom en adjectif de relation : مصر « Égypte » donne مِصْرِيّ « égyptien » et مِصْرِيَّة « égyptienne ». La forme de base se termine par ـيّ au masculin et ـيّة au féminin ; sans voyelles courtes, on écrit généralement ـي et ـية, comme dans مصري et مصرية. Cet adjectif s’accorde et se place comme les autres adjectifs arabes.

Les phrases verbales en arabeالجملة الفعلية

En arabe, une phrase verbale commence normalement par le verbe, puis vient le sujet : كتب الطالب الرسالة « L’étudiant a écrit la lettre ». Dans cet ordre verbe-sujet-objet, le verbe s’accorde avec le sujet en genre, mais reste généralement au singulier lorsqu’un sujet duel ou pluriel est placé après lui. Si le sujet passe avant le verbe, l’accord en nombre devient complet.

Les adverbes de base en arabeالظروف الأساسية

En arabe standard, جداً signifie « très », كثيراً « beaucoup », قليلاً « un peu », دائماً « toujours », أبداً « jamais », أحياناً « parfois », هنا « ici » et هناك « là-bas ». L’adverbe se place souvent près du mot qu’il précise : après un adjectif ou un verbe pour la quantité, et avant ou après le groupe verbal pour la fréquence. Pour dire « jamais », أبداً s’emploie normalement avec une négation.

Les jours et les mois en arabeالأيام والأشهر

En arabe, les jours de la semaine portent généralement l’article الـ : الأحد، الاثنين، الثلاثاء. Pour les mois, deux séries sont très répandues : يناير، فبراير… dans de nombreux pays, et كانون الثاني، شباط… au Levant et en Irak. Les saisons s’emploient souvent avec l’article après في : في الصيف (« en été »).

Les couleurs en arabeالألوان

En arabe, la couleur se place normalement après le nom et s’accorde avec lui : كتاب أحمر « un livre rouge », mais سيارة حمراء « une voiture rouge ». Beaucoup de couleurs de base suivent le couple أفعل / فعلاء, comme أحمر / حمراء. Avec un nom défini, l’adjectif prend lui aussi الـ : الكتاب الأحمر « le livre rouge ».

Exprimer « avoir » en arabeالتعبير عن الملكية

L’arabe n’emploie pas un verbe général équivalent à avoir dans des phrases comme « j’ai une voiture ». Il présente plutôt la chose comme étant « chez » ou « auprès de » quelqu’un : عندي سيارة. Au niveau débutant, retenez surtout عند + pronom attaché ; لدى, مع et لـ apportent ensuite des nuances de registre ou de sens.

A2 (14)

Racines et schèmes en arabeالجذر والوزن

Une grande partie du vocabulaire arabe s’organise autour d’une racine, le plus souvent composée de trois consonnes, et d’un schème, c’est-à-dire un moule qui ajoute des voyelles et parfois des lettres. Ainsi, la racine ك-ت-ب, liée à l’écriture, se retrouve dans كِتَاب « livre », كَاتِب « écrivain » et مَكْتَبَة « bibliothèque ». La racine indique un domaine de sens, mais elle ne suffit pas à prédire exactement le sens de chaque mot.

Les cas nominaux et l’iʿrāb en arabeالإعراب

En arabe littéral, la fin d’un nom peut indiquer sa fonction dans la phrase : ـُ / ـٌ au nominatif, ـَ / ـً à l’accusatif et ـِ / ـٍ au génitif. Ainsi, الطَّالِبُ est typiquement un sujet, الطَّالِبَ un complément d’objet direct et بِالطَّالِبِ un nom placé après une préposition. Ces marques appartiennent surtout à l’arabe standard ou classique soigneusement vocalisé ; elles disparaissent souvent à l’oral courant et dans l’écriture non vocalisée.

Les pluriels brisés en arabeجمع التكسير

Le pluriel brisé (جمع التكسير) se forme en modifiant la structure interne du nom, et non en ajoutant simplement une terminaison : كِتَاب « livre » devient كُتُب « livres », et بَيْت « maison » devient بُيُوت « maisons ». Il existe des modèles fréquents, mais on ne peut généralement pas déduire avec certitude le pluriel d'un nom nouveau : le plus sûr est donc d'apprendre chaque nom avec son pluriel.

Le duel en arabeالمثنى

L’arabe possède une forme grammaticale réservée à exactement deux personnes ou choses : le duel, appelé المثنى. Pour un nom, on ajoute en règle générale ـانِ au nominatif et ـيْنِ à l’accusatif ou au génitif : كتابانِ « deux livres », mais رأيتُ كتابينِ « j’ai vu deux livres ». L’adjectif et, selon l’ordre de la phrase, le verbe peuvent eux aussi prendre une forme duelle.

La construction génitive iḍāfa en arabeالإضافة

L’iḍāfa (الإضافة) relie deux noms dans l’ordre élément précisé + élément qui le précise : كتاب الطالب signifie « le livre de l’étudiant ». Le premier nom, appelé مضاف, ne prend ni الـ ni tanwīn ; le second, مضاف إليه, est au génitif. C’est le dernier élément qui rend l’ensemble défini ou indéfini.

Les formes verbales II et III en arabeالأفعال: الثاني والثالث

La forme II فَعَّلَ double la deuxième consonne de la racine et sert souvent à exprimer une action causée, répétée ou renforcée : دَرَسَ « étudier » devient دَرَّسَ « enseigner ». La forme III فاعَلَ allonge la première voyelle et présente souvent une action dirigée vers une autre personne : كَتَبَ « écrire » devient كاتَبَ « correspondre avec ». Ces sens sont des tendances utiles, pas des formules de traduction automatiques.

Les formes verbales IV et V en arabeالأفعال: الرابع والخامس

La forme IV suit le modèle أَفْعَلَ et exprime souvent le fait de provoquer une action ou de rendre un verbe transitif : خَرَجَ « sortir » devient أَخْرَجَ « faire sortir, sortir quelque chose ». La forme V suit le modèle تَفَعَّلَ ; elle correspond souvent au résultat, au retour sur soi ou à l’acquisition progressive du sens de la forme II : عَلَّمَ « enseigner » devient تَعَلَّمَ « apprendre ». Ces valeurs sont de bons repères, mais le sens précis de chaque verbe doit aussi être appris avec son contexte.

Le participe actif en arabeاسم الفاعل

Le participe actif, اسم الفاعل, désigne celui ou celle qui accomplit une action, ou une personne ou chose caractérisée par cette action. Pour un verbe simple à trois consonnes, il suit souvent le schème فَاعِل : كَتَبَ « écrire » donne كَاتِب « écrivain, rédacteur, personne qui écrit ». Il peut fonctionner comme un nom, comme un adjectif ou, selon le contexte, exprimer une action en cours.

Le participe passif en arabeاسم المفعول

Le participe passif arabe, اسم المفعول, désigne généralement la personne ou la chose qui subit une action : مَكْتُوب « écrit », مَفْتُوح « ouvert », مَعْرُوف « connu ». Pour un verbe simple à trois consonnes, il suit le plus souvent le schème مَفْعُول ; dans la phrase, il se comporte souvent comme un adjectif et s'accorde avec le nom qu'il décrit.

Le masdar, nom verbal en arabeالمصدر

Le masdar (المصدر) est un nom qui exprime l’action ou le processus d’un verbe : كَتَبَ « il a écrit » donne كِتابة « écriture, fait d’écrire ». Il occupe les mêmes places qu’un nom, tandis que sa forme dépend du schème verbal : avec la forme I, elle doit souvent être apprise avec le verbe ; avec les formes dérivées, elle est beaucoup plus prévisible.

Le comparatif et le superlatif en arabeالتفضيل

En arabe, une même forme, اسم التفضيل, exprime souvent le comparatif et le superlatif. Beaucoup d’adjectifs courants prennent le modèle أَفْعَل : كبير « grand » devient أكبر « plus grand » ou « le plus grand ». Avec مِن, on compare deux éléments — أكبر من « plus grand que » — tandis que أكبر + nom donne souvent un superlatif : أكبر مدينة « la plus grande ville ».

Le futur en arabeالمستقبل

En arabe standard, on exprime généralement le futur en ajoutant سـ au verbe au présent, sans espace, ou en plaçant سوف devant lui : سأذهبُ « j’irai » et سوف ندرسُ « nous étudierons ». Pour nier le futur, on emploie لن suivi du verbe au subjonctif arabe, c’est-à-dire une forme dépendante : لن أنسى « je n’oublierai pas ». Il n’existe donc pas de série de terminaisons comparable au futur simple français.

L’impératif en arabeفعل الأمر

En arabe standard, l’ordre affirmatif se forme à partir de la deuxième personne du المضارع (l’inaccompli, forme souvent employée pour le présent) : تَكْتُبُ mène à اُكْتُبْ « écris ». La terminaison varie selon la personne à qui l’on parle : اُكْتُبْ à un homme, اُكْتُبِي à une femme et اُكْتُبُوا à un groupe masculin ou mixte. Une interdiction se construit autrement : لا + inaccompli au مجزوم (forme apocopée, c’est-à-dire raccourcie), comme لا تَكْتُبْ « n’écris pas ».

Les propositions relatives en arabeالجملة الموصولة

Après un nom défini, l’arabe standard emploie un relatif accordé avec ce nom : الكتاب الذي قرأته (« le livre que j’ai lu »), الطالبة التي نجحت (« l’étudiante qui a réussi »). Après un nom indéfini, aucun relatif n’est normalement ajouté : رأيت رجلاً يحمل حقيبة (« j’ai vu un homme qui portait un sac »). Si le nom précisé représente un complément dans la relative, l’arabe le rappelle souvent par un pronom attaché : le ـه de قرأته signifie littéralement « je l’ai lu ».

B1 (13)

Les formes verbales VI à X en arabeالأفعال: السادس إلى العاشر

Les formes VI à X ajoutent un schème reconnaissable à une racine : تَفاعَلَ exprime souvent une action réciproque, اِنْفَعَلَ un changement subi, اِفْتَعَلَ une action réfléchie ou intégrée, اِفْعَلَّ une couleur ou un état physique, et اِسْتَفْعَلَ une demande, une recherche ou un sens devenu lexical. Ces valeurs sont des tendances, pas des traductions automatiques : il faut apprendre chaque verbe avec son sens et sa construction.

Les verbes faibles en arabeالأفعال المعتلة

Un verbe arabe est dit faible lorsqu’une de ses trois consonnes radicales est و ou ي. Selon la place de cette consonne, le verbe est assimilé, creux ou défectueux : و ou ي peut alors disparaître, devenir une voyelle longue ou réapparaître devant une terminaison. Il faut donc apprendre ensemble le passé et le présent, par exemple قَالَ — يَقُولُ et مَشَى — يَمْشِي.

Les verbes géminés en arabeالأفعال المضعفة

Un verbe géminé possède une racine dont les deuxième et troisième consonnes sont identiques : م-د-د, par exemple, donne مَدَّ (« il a étendu »). Ces deux consonnes se fondent souvent en une consonne portant une shadda, comme dans مَدَّ, mais elles réapparaissent séparément devant certaines terminaisons : مَدَدْتُ (« j’ai étendu »). Il faut donc apprendre à reconnaître deux apparences d’un même radical.

La voix passive en arabeالمبني للمجهول

En arabe standard, le passif المَبْنِيّ لِلْمَجْهُولِ se forme principalement en modifiant les voyelles du verbe, sans ajouter l’équivalent de « être » : كَتَبَ « il a écrit » devient كُتِبَ « il a été écrit », et يَكْتُبُ « il écrit » devient يُكْتَبُ « il est écrit ». L’auteur de l’action n’est normalement pas exprimé. L’ancien complément d’objet devient alors le sujet grammatical et se met au nominatif.

Le المضارع المنصوب en arabeالمضارع المنصوب

En arabe standard, certaines particules comme أنْ، لن، كي، لكي et حتى mettent le verbe au المضارع المنصوب, un mode du présent arabe souvent appelé « subjonctif ». Sur un verbe régulier, la voyelle finale ـُ devient généralement ـَ : يكتبُ devient أن يكتبَ. Avec les formes en ـانِ، ـونَ، ـينَ, c’est le ن final qui disparaît.

Le jussif en arabe (المضارع المجزوم)المضارع المجزوم

Le jussif, appelé المضارع المجزوم en arabe, est une forme du présent employée après certains mots comme لم « ne… pas » au passé, لا d’interdiction et إنْ « si ». Il se reconnaît souvent à la disparition de la voyelle finale, du ن de certaines terminaisons ou de la dernière lettre d’un verbe faible : يذهبُ → لم يذهبْ, يكتبونَ → لم يكتبوا, يرمي → لم يرمِ.

Les phrases conditionnelles en arabeالجملة الشرطية

En arabe standard, إنْ introduit volontiers une condition possible et met les verbes au جزم (l’apocopé, une forme du présent à terminaison réduite), tandis que إذا présente souvent une situation attendue ou répétée, fréquemment avec un verbe à l’accompli. لو sert surtout à l’hypothèse contraire aux faits ou peu réalisable : لو كنتُ غنيًّا لسافرتُ « Si j’étais riche, je voyagerais ». La proposition de résultat peut nécessiter فـ, alors que le résultat de لو est souvent renforcé par لَـ.

إنّ et ses sœurs en arabeإنّ وأخواتها

إنّ et ses sœurs introduisent une phrase nominale et en modifient le premier terme : leur nom (اسم إنّ) se met à l’accusatif, tandis que leur prédicat (خبر إنّ) reste au nominatif. Ainsi, الكتابُ جديدٌ devient إنّ الكتابَ جديدٌ : « le livre est neuf » devient « certes, le livre est neuf ». Les six particules principales ajoutent une idée d’affirmation, de subordination, de contraste, de ressemblance, de souhait ou de possibilité.

Le ḥāl en arabe : exprimer l’état pendant l’actionالحال

Le ḥāl (الحال) indique dans quel état se trouve une personne ou une chose au moment où se déroule l’action : جاء مسرعًا, « il est venu en se dépêchant ». Il prend souvent la forme d’un adjectif indéfini à l’accusatif, mais peut aussi être une phrase entière, fréquemment reliée par و : خرجت وهي تبكي, « elle est sortie alors qu’elle pleurait ».

Le tamyīz en arabeالتمييز

Le tamyīz (التمييز) est un nom qui lève une ambiguïté : il indique ce que l’on compte, mesure ou compare, ou précise sous quel rapport une qualité s’applique. Dans عشرون طالباً « vingt étudiants », طالباً précise ce qui est au nombre de vingt ; dans أكبر منه سنّاً « plus âgé que lui », سنّاً précise qu’il s’agit de l’âge. Dans ses emplois les plus courants à ce niveau, ce nom est indéfini, au singulier et à l’accusatif.

Les nombres ordinaux en arabeالأعداد الترتيبية

En arabe, un nombre ordinal indique un rang : أول « premier », ثاني « deuxième », ثالث « troisième ». Il se comporte généralement comme un adjectif : il vient après le nom et s’accorde avec lui en genre et en définition, comme dans الكتاب الأول « le premier livre » et المرة الثانية « la deuxième fois ».

Les noms de lieu et de temps en arabeأسماء الزمان والمكان

En arabe, un verbe peut donner un nom qui désigne le lieu ou le moment de l’action. Avec les verbes simples de trois consonnes, les deux schèmes principaux sont مَفْعَل et مَفْعِل : كَتَبَ « écrire » donne مَكْتَب « bureau », tandis que وَعَدَ « promettre » donne مَوْعِد « rendez-vous, moment fixé ». La forme aide à prévoir le sens, mais le mot consacré par l’usage doit toujours être vérifié.

Noms d’instrument et de contenant en arabeأسماء الآلة

En arabe, un nom d’instrument (اِسْمُ الآلَة) désigne l’objet qui sert à accomplir une action. Il se construit souvent sur مِفْعَل، مِفْعَال ou مِفْعَلَة : ف-ت-ح « ouvrir » donne مِفْتَاح « clé », et ك-ن-س « balayer » donne مِكْنَسَة « balai ». Ces schèmes aident à reconnaître et à mémoriser les mots, mais le sens exact, le genre et le pluriel doivent être appris avec chaque nom.

B2 (10)

L’exception en arabe : إلا، غير et سوىالاستثناء

En arabe standard, le cas du terme placé après إلّا dépend surtout de deux questions : la phrase est-elle affirmative ou négative, et le groupe dont on retranche un élément est-il exprimé ? Dans une phrase complète affirmative, le terme excepté est à l’accusatif ; dans une phrase complète négative, deux analyses sont souvent possibles ; dans une phrase négative elliptique, il prend simplement le cas exigé par sa fonction. غير et سوى suivent le même raisonnement, mais ce sont des noms : le mot qui les suit est toujours au génitif.

Le vocatif (النداء) en arabeالنداء

Pour appeler ou interpeller quelqu’un, l’arabe place le plus souvent يا devant le nom : يا محمدُ! « Mohammed ! », يا أخي! « mon frère ! ». Devant un nom défini par الـ, l’arabe standard emploie normalement يا أيها au masculin et يا أيتها au féminin : يا أيها الناسُ!, يا أيتها السيدةُ!. La terminaison du nom dépend toutefois de sa construction et de la personne visée.

Les expressions de serment en arabeالقسم

Un serment arabe comprend normalement une formule de serment, telle que واللهِ (« par Dieu »), puis une réponse au serment, c’est-à-dire l’affirmation que l’on veut garantir : واللهِ ما فعلتُ (« par Dieu, je ne l’ai pas fait »). Dans un style soutenu, une réponse affirmative reçoit souvent des marques d’insistance comme لَقَدْ ou لَـ…نَّ ; dans la conversation, والله peut aussi précéder une phrase ordinaire, voire s’employer seule.

Le التوكيد en arabeالتوكيد

Le التوكيد regroupe plusieurs façons de renforcer une affirmation en arabe. On peut répéter un élément, ajouter كلّ، جميع، نفس، عين après un nom, ou employer des marqueurs comme لَـ et نَّ avec une valeur énergique : جاء الطلاب كلهم signifie que tous les étudiants, sans exception, sont venus, tandis que لأذهبنّ annonce « j’irai, c’est certain ». Ces procédés ne sont pas interchangeables : certains insistent sur la totalité, d’autres sur l’identité ou sur la certitude.

Arabe standard moderne et dialectes arabesالفصحى والعامية

L’arabe standard moderne (الفصحى) sert surtout à l’écrit et dans les situations publiques ou formelles ; les dialectes (العامية ou الدارجة) dominent la conversation quotidienne. Passer de l’un aux autres ne consiste pas seulement à changer d’accent : les terminaisons, certains sons, le vocabulaire, les formes verbales et la négation peuvent aussi changer. Pour progresser, gardez l’arabe standard comme base commune et choisissez un dialecte principal pour parler.

Les connecteurs avancés en arabeأدوات الربط المتقدمة

En arabe standard, بينما relie deux faits simultanés ou contrastés, رغم أن introduit une concession, لذلك et بالتالي annoncent une conséquence, et علاوة على ذلك ajoute un argument. Pour mettre deux aspects en balance, on emploie من ناحية... ومن ناحية أخرى. Le bon choix dépend donc d’abord du lien logique entre les idées, puis de la structure qui suit le connecteur.

Les verbes quadrilitères en arabeالأفعال الرباعية

Un verbe quadrilitère repose sur une racine de quatre consonnes, comme ت ر ج م dans تَرْجَمَ (« traduire »), au lieu des trois consonnes les plus courantes. Ses deux schèmes essentiels sont فَعْلَلَ — يُفَعْلِلُ, souvent transitif, et تَفَعْلَلَ — يَتَفَعْلَلُ, souvent intransitif ou lié à un changement subi : دَحْرَجَ الكُرَةَ (« il a fait rouler la balle »), mais تَدَحْرَجَتِ الكُرَةُ (« la balle a roulé »).

Les propositions avec ما en arabeجمل ما

En arabe, ما ne correspond pas à un seul mot français. Seul ou intégré à un connecteur, il peut introduire ce que (ما), une concession indéfinie (مهما, « quoi que »), un repère temporel (عندما, « quand »), une cause (بما أن, « puisque ») ou une durée conditionnelle (طالما, ما دام, « tant que »). Il faut donc apprendre chaque construction comme un ensemble, puis choisir la forme verbale qui convient à son sens.

Le mafʿūl muṭlaq en arabeالمفعول المطلق

Le المفعول المطلق (al-mafʿūl al-muṭlaq) est généralement un nom verbal de la même racine que le verbe, placé à l’accusatif : فَرِحَ فَرَحًا كَبِيرًا « il s’est beaucoup réjoui ». Il sert à confirmer ou intensifier l’action, à en préciser la manière, ou à compter combien de fois elle a lieu. En français, on le rend le plus souvent par un adverbe, une expression d’intensité ou un complément, sans répéter le verbe.

Propositions de but et de cause en arabeجمل الغاية والسبب

Pour exprimer un but, l’arabe emploie notamment لِـ، كي، لكي et حتى, généralement suivis d’un verbe au مضارع منصوب : جئتُ لأتعلّمَ العربيةَ « je suis venu apprendre l’arabe ». Pour donner une cause, on choisit plutôt لأنّ devant une proposition, بسبب devant un nom, ou إذ au sens formel de « puisque / étant donné que ». Le but indique un résultat recherché ; la cause explique un fait déjà constaté.

C1 (8)

La syntaxe de l’arabe classiqueنحو اللغة الفصحى

La syntaxe classique exploite avec finesse l’ordre des mots, les désinences casuelles et ce que le contexte permet de ne pas dire. Un terme placé en tête peut recevoir un relief particulier, un élément évident peut être omis, et les particules conditionnelles ou emphatiques déterminent la forme et l’interprétation de toute la proposition. Pour lire avec sûreté, il faut donc reconstruire la structure avant de traduire dans l’ordre du français.

La rhétorique arabe (البلاغة)البلاغة

La بلاغة (balāgha) étudie la manière d’adapter l’expression au sens, au contexte et à l’effet recherché. Pour commencer, il faut savoir reconnaître cinq procédés majeurs : التشبيه (comparaison), الاستعارة (métaphore), الكناية (expression indirecte), الطباق (rapprochement de contraires) et الجناس (jeu sur des mots de forme semblable). Leur identification dépend autant du contexte que des mots eux-mêmes.

Les traits de l’arabe coraniqueاللغة القرآنية

L’arabe coranique n’est pas une « autre langue », mais un registre ancien et très travaillé dont la compréhension exige de prêter attention aux désinences, aux particules, à l’ordre des mots, aux éléments sous-entendus et aux procédés rhétoriques. Une traduction française doit souvent expliciter ce que l’arabe laisse implicite. Pour les passages où plusieurs analyses sont possibles, la grammaire éclaire le sens sans remplacer les commentaires ni les traditions de lecture.

L’écriture arabe formelleالكتابة الرسمية

L’arabe formel ne consiste pas seulement à choisir des mots recherchés : il organise l’information de façon explicite, impersonnelle et adaptée au genre du texte. Un courrier emploie des formules comme تحية طيبة وبعد، et وتفضلوا بقبول فائق الاحترام ; une étude annonce son objectif et ses résultats ; un article attribue clairement chaque déclaration, par exemple صرّح المسؤول بأنّ.... Le bon style reste précis et lisible : une phrase longue ou un passif n’est pas automatiquement plus formel.

Arabe juridique et officielاللغة القانونية

L’arabe juridique et officiel emploie des blocs très stables pour indiquer la base d’une décision, créer une obligation, accorder un droit ou prévoir une conséquence : بناءً على « sur la base de », وفقاً لـ « conformément à », يلتزم بـ « s’engage à » et لا يجوز لـ « il est interdit à ». Pour bien le lire, il faut d’abord repérer la fonction de chaque bloc, puis chercher la proposition principale, souvent précédée de longues références. La précision compte davantage que la variété stylistique.

Chaînes d’annexion complexes en arabeالإضافة المتسلسلة

Dans une chaîne d’annexion (iḍāfa, إضافة), plusieurs noms se suivent sans préposition : مدير مكتب رئيس الجمهورية « le directeur du bureau du président de la République ». Le premier nom reçoit le cas exigé par la phrase, tous les suivants sont au génitif, et seul le dernier terme détermine normalement si l’ensemble est défini ou indéfini. Aucun nom qui doit encore être suivi d’un complément ne prend ال ni le tanwīn.

Le diminutif (التصغير) en arabeالتصغير

Le diminutif arabe, appelé التصغير, modifie l’intérieur d’un mot selon un schème, le plus courant étant فُعَيْل : كَلْب « chien » devient كُلَيْب « petit chien ». Il peut exprimer une petite taille, l’affection, une quantité faible ou une nuance dépréciative. Contrairement au français, l’arabe n’ajoute donc pas simplement un suffixe comparable à -et ou -ette.

L’arabe des médiasلغة الإعلام

L’arabe des médias est une variété fonctionnelle de l’arabe standard moderne : il condense l’information dans les titres, attribue chaque affirmation à une source et emploie des formules récurrentes comme صرّح بأنّ (« déclarer que »), حسب مصادر مطّلعة (« selon des sources informées ») ou أسفر عن (« faire, avoir pour résultat »). Pour le comprendre, il faut surtout repérer qui affirme quoi, distinguer le fait du commentaire et reconnaître les associations de mots propres aux dépêches.

C2 (6)

Poésie arabe et prosodie classiqueالشعر والعروض

La prosodie arabe classique, العَروض, analyse le vers selon l’alternance des syllabes brèves et longues, organisées en pieds appelés تفعيلات. Un poème classique maintient normalement le même mètre, ou بحر, et la même consonne de rime, le رويّ, d’un vers à l’autre. Pour reconnaître un mètre, il faut partir de ce qui est réellement prononcé, et non de l’orthographe habituelle.

La dialectologie arabeعلم اللهجات العربية

La dialectologie arabe étudie la variation géographique et sociale de l’arabe parlé : égyptien, levantin, dialectes du Golfe, maghrébins, irakiens et nombreuses variétés locales. On ne reconnaît pas un parler à un seul son, mais à un ensemble d’indices — prononciation de ق, mots interrogatifs, négation, conjugaison et vocabulaire. L’objectif utile au niveau C2 est de comprendre plusieurs variétés tout en gardant une variété cohérente quand on parle.

La philologie arabe (فقه اللغة)فقه اللغة

La philologie arabe étudie les mots dans leur histoire : leur racine, leur forme, leurs emplois attestés et les changements de sens qu’ils ont connus. Elle met en relation الاشتقاق (la dérivation), les dictionnaires anciens, les textes datés et, avec prudence, les correspondances entre langues sémitiques. Une ressemblance de lettres ne suffit jamais : il faut distinguer parenté morphologique, évolution sémantique et véritable étymologie.

Les styles littéraires classiques en arabeالأساليب الأدبية

La prose arabe classique ne se définit pas seulement par un vocabulaire ancien : chaque genre organise la phrase, le rythme et la relation au public d’une manière particulière. Le سجع fait résonner des fins de segments proches, les مقامات mêlent récit et virtuosité verbale, la خطابة cherche à convaincre un auditoire, tandis que les رسائل et les توقيعات adaptent la concision ou l’ornement à l’écrit. À ce niveau, il faut surtout savoir reconnaître ces conventions et comprendre leur effet avant d’essayer de les imiter.

Structures grammaticales de l’arabe parléأنماط العامية النحوية

L’arabe parlé n’est pas de l’arabe standard « mal prononcé » : chaque dialecte possède une grammaire cohérente. En égyptien, بـ accompagne couramment l’inaccompli au présent, tandis qu’au Levant عم marque une action en cours ; la négation et les formes sans désinence varient elles aussi selon la région. Le plus important est de reconnaître ces systèmes sans mélanger leurs marqueurs au hasard.

Expressions religieuses et culturelles en arabeالتعبيرات الدينية والثقافية

Des formules comme بسم الله, ما شاء الله ou الحمد لله ne sont pas réservées au culte : elles rythment aussi les repas, les projets, les compliments, les remerciements et les mauvaises nouvelles. Leur traduction littérale renseigne sur leur origine, mais ne suffit pas à expliquer leur fonction dans la conversation. Pour les employer avec justesse, il faut surtout savoir à quel moment, avec quelle intention et en réponse à quoi elles sont dites.