A1

Le verbe « être » en swahili : *ni*, *si* et *kuwa*

Kuwa (Ni/Si)

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concept: sw-a1-kuwa-to-be lang: sw ui: fr title: Le verbe « être » en swahili : ni, si et kuwa description: >- Apprenez à employer ni, si et kuwa pour dire « être » en swahili au présent, au passé et au futur, avec les accords et les erreurs à éviter. generation: article: version: native-ui-reference-v3.1 model: openai-codex/gpt-5.6-sol at: 2026-07-19T10:37:35Z reviews: spell-check: status: flagged at: 2026-07-19T10:37:35Z score: 0.0024 score-english: 0 score-coverage: 0.0024 suspects: ["Asha", "Aujourd", "Sisomi", "nilichotafuta", "sisomi"] criteria: v7 language-mixing: status: clean at: 2026-07-19T10:40:48Z criteria: v2


En bref

Au présent, ni relie un sujet à son identité ou à une qualité, tandis que si rend cette relation négative : Mimi ni daktari (« Je suis médecin »), Mimi si daktari (« Je ne suis pas médecin »). Ces deux mots restent identiques quelle que soit la personne. Au passé et au futur, on conjugue en revanche kuwa : nilikuwa (« j’étais »), nitakuwa (« je serai »).

Vue d’ensemble

Le français emploie partout les formes conjuguées de « être » : je suis, tu es, nous sommes. Le swahili organise cette idée autrement. Pour identifier quelqu’un ou quelque chose, indiquer une profession, donner le jour ou attribuer une qualité, il utilise le plus souvent la copule (un petit mot qui relie le sujet à ce qu’on dit de lui) ni. Sa négation est si. Ainsi, mimi, yeye et wao peuvent tous être suivis du même ni.

C’est un point essentiel dès le niveau A1 : il sert à se présenter, à décrire une personne, à identifier un objet et à former de nombreuses phrases quotidiennes. La règle de départ est très simple, mais elle demande de perdre un réflexe francophone : il ne faut pas chercher six formes présentes correspondant à suis, es, est, sommes, êtes, sont.

Le mot kuwa est l’infinitif, c’est-à-dire la forme du verbe que l’on traduit par « être ». On l’emploie notamment lorsqu’il faut marquer le passé ou le futur. Il intervient aussi dans des constructions plus avancées. La première partie de cet article présente la règle utile immédiatement ; les distinctions entre identité, lieu, existence et insistance sont regroupées plus loin.

Comment cela fonctionne

La règle de base au présent

La structure affirmative est :

sujet + ni + attribut

L’attribut est ici le mot ou le groupe de mots qui indique ce qu’est le sujet ou comment il est. Il peut s’agir d’un nom, comme mwalimu (« enseignant »), ou d’un adjectif, comme kizuri (« bon, beau » avec un nom de classe ki-).

La structure négative est :

sujet + si + attribut

Sujet Affirmatif Négatif
mimi — je mimi ni… mimi si…
wewe — tu, vous singulier wewe ni… wewe si…
yeye — il, elle yeye ni… yeye si…
sisi — nous sisi ni… sisi si…
ninyi — vous pluriel ninyi ni… ninyi si…
wao — ils, elles wao ni… wao si…

Deux différences avec le français sont importantes :

  1. Ni et si sont invariables. Ils ne changent ni selon la personne ni selon le nombre.
  2. Le swahili n’a pas d’articles correspondant exactement à « un », « une » ou « le », « la ». Selon le contexte, Yeye ni mwalimu se traduit donc naturellement par « Il/Elle est enseignant(e) » ou « C’est un enseignant / une enseignante ».

Le pronom yeye ne précise pas le genre : il peut désigner une femme ou un homme. C’est le contexte, et non la forme de la copule, qui permet de choisir « il » ou « elle » en français.

Ce que ni peut relier

Une personne et son identité, sa profession ou son rôle

  • Mimi ni Amina. — Je suis Amina.
  • Baba yangu ni mkulima. — Mon père est agriculteur.
  • Wao ni wanafunzi. — Ils/Elles sont élèves.

Une chose et sa catégorie ou son propriétaire

  • Hii ni nyumba yangu. — C’est ma maison.
  • Hiki ni kitabu cha Sara. — Ceci est le livre de Sara.

Un sujet et une qualité

  • Chakula ni kizuri. — La nourriture est bonne.
  • Watoto ni wazuri. — Les enfants sont gentils.

Ici, ni ne change pas, mais l’adjectif peut changer. Le swahili répartit les noms en classes nominales (des groupes qui commandent les préfixes d’accord). Ainsi, mtoto donne mzuri, son pluriel watoto donne wazuri, et chakula donne kizuri. L’accord appartient à l’adjectif, pas à la copule.

Sujet Copule Adjectif accordé Sens
mtu — personne ni mzuri la personne est bonne / sympathique
watu — personnes ni wazuri les personnes sont bonnes / sympathiques
kitabu — livre ni kizuri le livre est bon / beau
vitabu — livres ni vizuri les livres sont bons / beaux
nyumba — maison ni nzuri la maison est belle

Un jour, une date ou une identification

  • Leo ni Jumatatu. — Aujourd’hui, c’est lundi.
  • Jina langu ni Musa. — Mon nom est Musa.
  • Huyu ni nani? — Qui est cette personne ?

Une question simple garde généralement le même ordre qu’une affirmation. On peut demander Wewe ni mwanafunzi? avec l’intonation interrogative, sans inversion comparable à « es-tu… ? ».

Le passé et le futur avec kuwa

Pour situer « être » dans le passé ou le futur, on conjugue kuwa. La forme contient un marqueur du sujet et un marqueur de temps :

  • ni-li-kuwa : sujet « je » + passé -li- + « être » ;
  • ni-ta-kuwa : sujet « je » + futur -ta- + « être ».
Personne Passé affirmatif Passé négatif Futur affirmatif Futur négatif
je nilikuwa sikuwa nitakuwa sitakuwa
tu / vous singulier ulikuwa hukuwa utakuwa hutakuwa
il / elle alikuwa hakuwa atakuwa hatakuwa
nous tulikuwa hatukuwa tutakuwa hatutakuwa
vous pluriel mlikuwa hamkuwa mtakuwa hamtakuwa
ils / elles walikuwa hawakuwa watakuwa hawatakuwa

Au passé et au futur, on n’ajoute pas ni ou si devant la forme conjuguée : Yeye alikuwa mwalimu, et non Yeye ni alikuwa mwalimu. Le marqueur de sujet inclus dans alikuwa rend souvent yeye facultatif lorsque le contexte est clair.

Les formes négatives suivent les modèles verbaux du swahili. Il faut donc apprendre sikuwa comme « je n’étais pas » et non fabriquer une suite avec le mot indépendant si.

Exemples en contexte

Swahili Français Remarque
Mimi ni Amina. Je suis Amina. Présentation
Wewe ni mwanafunzi? Tu es élève ? Question par l’intonation
Yeye ni mwalimu. Il/Elle est enseignant(e). Profession ; ni invariable
Sisi ni marafiki. Nous sommes amis. Sujet pluriel
Wao si watalii. Ils/Elles ne sont pas touristes. Négation présente
Hii ni nyumba yangu. C’est ma maison. Identification et possession
Chakula ni kizuri. La nourriture est bonne. Adjectif de classe ki-
Watoto ni wachangamfu. Les enfants sont pleins d’entrain. Accord pluriel de l’adjectif
Leo ni Jumatatu. Aujourd’hui, c’est lundi. Jour de la semaine
Mimi si daktari; mimi ni muuguzi. Je ne suis pas médecin ; je suis infirmier/infirmière. Contraste entre si et ni
Jana nilikuwa mgonjwa. Hier, j’étais malade. Passé avec -li-
Tulikuwa tayari. Nous étions prêts. Forme passée plurielle
Hawakuwa nyumbani. Ils/Elles n’étaient pas à la maison. Passé négatif
Kesho nitakuwa Dar es Salaam. Demain, je serai à Dar es Salaam. Futur avec -ta-
Hatakuwa mwalimu. Il/Elle ne sera pas enseignant(e). Futur négatif

Erreurs courantes

Conjuguer ni comme le français « être »

  • Incorrect : Mimi ni, wewe u, yeye a pour « je suis, tu es, il/elle est ».
  • Correct : Mimi ni mwanafunzi. Wewe ni mwanafunzi. Yeye ni mwanafunzi.
  • Pourquoi : dans une phrase d’identification au présent, ni est la même forme pour toutes les personnes. Les préfixes ni-, u- et a- appartiennent aux verbes conjugués, mais ils ne remplacent pas la copule ni dans ce modèle.

Cumuler ni et si

  • Incorrect : Mimi ni si daktari.
  • Correct : Mimi si daktari.
  • Pourquoi : si remplace entièrement ni dans la négation présente. Il ne s’ajoute pas après lui.

Garder ni devant une forme passée ou future

  • Incorrect : Yeye ni alikuwa mwalimu.
  • Correct : Yeye alikuwa mwalimu.
  • Pourquoi : alikuwa est déjà une forme complète : a- marque le sujet, -li- le passé et -kuwa le verbe « être ».

Oublier l’accord de l’adjectif

  • Incorrect : Watoto ni mzuri.
  • Correct : Watoto ni wazuri.
  • Pourquoi : la copule reste ni, mais l’adjectif s’accorde avec le nom. Watoto appartient à la classe plurielle wa- ; on emploie donc wazuri.

Employer ni pour toute idée française construite avec « être »

  • Incorrect : Juma ni nyumbani. pour dire que Juma se trouve chez lui.
  • Correct : Juma yuko nyumbani.
  • Pourquoi : le français utilise « être » pour l’identité, l’état, le lieu et l’existence. Le swahili distingue ces fonctions. Pour localiser une personne ou un objet, on emploie normalement une forme locative comme yuko, kiko ou iko.

Confondre le mot si et le préfixe négatif si-

  • Incorrect : Mimi si soma. pour « Je ne lis pas ».
  • Correct : Mimi si mwanafunzi (« Je ne suis pas élève »), mais Sisomi (« Je ne lis pas »).
  • Pourquoi : si est ici une copule négative autonome. Dans sisomi, si- fait partie de la conjugaison négative du verbe kusoma.

Notes d’usage

Le sujet exprimé ou compris

Comme ni ne révèle pas la personne, exprimer le sujet est souvent utile : Mimi ni mwalimu est immédiatement clair. Le sujet peut toutefois être compris grâce à la situation ou à la phrase précédente. En réponse à Asha ni nani? (« Qui est Asha ? »), on peut répondre simplement Ni mwalimu (« Elle est enseignante »).

Les pronoms indépendants servent aussi à créer un contraste : Mimi ni daktari, lakini yeye ni mwalimu (« Moi, je suis médecin, mais lui/elle est enseignant(e) »). La répétition qui semblerait lourde en français peut ainsi être informative en swahili.

Des traductions françaises différentes pour une même structure

Une traduction naturelle ne reproduit pas toujours chaque mot. Selon le contexte :

  • Hii ni nyumba yangu peut devenir « C’est ma maison » ou « Voici ma maison » ;
  • Yeye ni nani? signifie « Qui est-il/elle ? » ;
  • Huyu ni nani? se rend souvent par « Qui est cette personne ? ».

Le rôle de ni reste le même : relier le sujet à son identification.

Les questions familières sans ni

Dans certaines questions courantes, surtout à l’oral, la copule peut ne pas être prononcée : Jina lako nani? à côté de Jina lako ni nani? (« Comment t’appelles-tu ? », littéralement « Ton nom est qui ? »). Pour débuter, la forme avec ni est claire et sûre. Il ne faut pas en conclure que ni peut être supprimé librement dans toutes les affirmations.

Au-delà des bases : emplois avancés

Les distinctions suivantes sont importantes pour comprendre le swahili naturel, mais il n’est pas nécessaire de toutes les maîtriser dès le niveau A1.

Être quelque chose, être quelque part et « il y a »

Le français réutilise le même verbe ; le swahili choisit des constructions différentes.

Fonction Construction courante Exemple Sens
identité ou catégorie ni / si Asha ni daktari. Asha est médecin.
localisation d’une personne yuko / hayuko Asha yuko hospitalini. Asha est à l’hôpital.
localisation d’une chose forme en -ko accordée Kitabu kiko mezani. Le livre est sur la table.
existence kuna / hakuna Kuna kitabu mezani. Il y a un livre sur la table.

Les formes locatives s’accordent avec la classe nominale : mtoto yuko (« l’enfant est… »), watoto wako (« les enfants sont… »), kitabu kiko (« le livre est… »), vitabu viko (« les livres sont… »), nyumba iko (« la maison est… »). Cette opposition évite de traduire automatiquement chaque « est » français par ni.

Huwa pour une situation habituelle ou générale

Huwa présente un état qui se produit habituellement ou qui est généralement vrai :

  • Asali huwa tamu. — Le miel est généralement sucré.
  • Yeye huwa hospitalini asubuhi. — Il/Elle est habituellement à l’hôpital le matin.

Avec ni, on pose simplement une relation dans la situation présente. Avec huwa, on insiste sur la régularité ou le caractère général.

Les formes d’insistance en ndi-

Pour dire « c’est précisément… », le swahili dispose de formes qui s’accordent avec la classe du nom :

  • Yeye ndiye mwalimu. — C’est lui/elle qui est l’enseignant(e).
  • Hii ndiyo nyumba yangu. — C’est bien ceci ma maison.
  • Hiki ndicho kitabu nilichotafuta. — C’est le livre que je cherchais.

Ces formes ne sont pas de simples variantes décoratives de ni : elles mettent un élément en relief ou confirment une identification. Leur accord se travaille plus facilement après les classes nominales et les propositions relatives.

Kuwa dans les temps composés et au sens de « devenir »

À un niveau plus avancé, kuwa sert d’auxiliaire, c’est-à-dire de verbe qui aide à construire un temps plus précis :

  • Nilikuwa ninasoma. — J’étais en train de lire.
  • Atakuwa amefika. — Il/Elle sera arrivé(e).

Selon le temps et le contexte, une forme de kuwa peut aussi exprimer une évolution vers un état, donc se rapprocher de « devenir » : Anakuwa mkubwa peut décrire quelqu’un ou quelque chose qui grandit. Le contexte permet alors de distinguer l’état stable de la transformation.

Conseils de pratique

  1. Faites trois colonnes : sujet, copule, attribut. Combinez six sujets avec ni puis si : mimi ni mwanafunzi, wao si walimu, etc. Le but est d’automatiser l’invariabilité de la copule.
  2. Transformez une même phrase dans le temps. Partez de Yeye ni mgonjwa, puis dites Yeye alikuwa mgonjwa et Yeye atakuwa mgonjwa. Recommencez à la forme négative : si, hakuwa, hatakuwa.
  3. Classez les phrases françaises avant de les traduire. Demandez-vous si « être » exprime une identité, un lieu ou une existence. Choisissez alors respectivement ni/si, une forme en -ko, ou kuna/hakuna. Cette habitude prévient l’erreur la plus fréquente chez les francophones.

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