Kuna et hakuna en swahili : dire « il y a »
Kuna/Hakuna
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concept: sw-a1-kuna-there-is lang: sw ui: fr title: Kuna et hakuna en swahili : dire « il y a » description: >- Apprenez à employer kuna et hakuna pour dire qu’une personne ou une chose existe, avec les questions, les lieux et les principales nuances d’usage. generation: article: version: native-ui-reference-v3.1 model: openai-codex/gpt-5.6-sol at: 2026-07-19T10:02:03Z reviews: spell-check: status: flagged at: 2026-07-19T10:02:02Z score: 0.001 score-english: 0 score-coverage: 0.001 suspects: ["Aujourd", "aujourd"] criteria: v7 language-mixing: status: clean at: 2026-07-19T00:00:00Z criteria: v2
En bref
Kuna signifie « il y a » au singulier comme au pluriel : Kuna watu hapa (« Il y a des gens ici »). Sa forme négative est hakuna : Hakuna maji (« Il n’y a pas d’eau »). Ces deux formes ne changent pas selon la personne ou la chose dont on affirme l’existence.
Vue d’ensemble
En swahili, kuna sert à annoncer la présence ou l’existence de quelqu’un ou de quelque chose. Hakuna en exprime l’absence. On les rencontre dès le niveau A1, car elles permettent de parler immédiatement d’un lieu, d’un besoin ou d’une situation : y a-t-il une pharmacie près d’ici, reste-t-il de l’eau, existe-t-il un problème ?
On appelle cette construction existentielle, c’est-à-dire une phrase qui indique simplement que quelque chose existe ou se trouve quelque part. Le français utilise pour cela la locution impersonnelle « il y a ». Le pronom français il ne désigne personne dans cette expression ; en swahili, on ne le traduit donc pas séparément. Il suffit de commencer par kuna ou hakuna.
La règle de débutant est très simple : kuna + ce qui est présent, ou hakuna + ce qui est absent. Le singulier et le pluriel ne modifient pas la forme : Kuna mtu (« Il y a quelqu’un ») et Kuna watu (« Il y a des gens »). Les nuances liées aux classes locatives et aux autres temps seront présentées plus loin, dans une partie que l’on peut laisser de côté lors d’une première étude.
Fonctionnement
La construction affirmative avec kuna
Le groupe nominal (un nom accompagné, si nécessaire, de ses précisions) vient normalement après kuna :
kuna + nom ou groupe nominal + indication de lieu éventuelle
- Kuna duka. — Il y a un magasin.
- Kuna watu wengi hapa. — Il y a beaucoup de gens ici.
- Kuna mkutano leo. — Il y a une réunion aujourd’hui.
Un nom est un mot qui désigne une personne, une chose, un lieu ou une idée, comme mtu (« personne »), maji (« eau ») ou shida (« problème »). Il peut être complété par une quantité ou un adjectif. Ces compléments suivent les règles habituelles d’accord du swahili : watu wengi signifie « beaucoup de gens », avec wengi accordé à la classe de watu.
Le lieu peut aussi être placé au début pour devenir le point de départ du message :
- Hapa kuna benki. — Ici, il y a une banque.
- Mezani kuna vikombe vitatu. — Sur la table, il y a trois tasses.
- Mjini kuna magari mengi. — En ville, il y a beaucoup de voitures.
Cette organisation est très naturelle : on situe d’abord la scène, puis on indique ce qui s’y trouve. Contrairement au français, le swahili n’ajoute pas d’article correspondant systématiquement à « un », « une » ou « des ». Selon le contexte, Kuna duka peut donc se rendre par « Il y a un magasin ».
La construction négative avec hakuna
Pour nier l’existence ou la présence, on remplace kuna par hakuna :
hakuna + nom ou groupe nominal + indication de lieu éventuelle
- Hakuna maji. — Il n’y a pas d’eau.
- Hakuna watu hapa. — Il n’y a personne ici.
- Leo hakuna mkutano. — Aujourd’hui, il n’y a pas de réunion.
Il ne faut pas ajouter une deuxième négation. Hakuna contient déjà le sens négatif. Remarquez aussi la traduction française : après « il n’y a pas », on emploie souvent de ou d’, mais ce changement appartient au français et n’entraîne aucun mot supplémentaire en swahili.
Pour insister sur l’absence totale, on peut rencontrer un mot signifiant « aucun » : Hakuna mtu yeyote (« Il n’y a absolument personne »). Au niveau A1, Hakuna mtu suffit dans la plupart des situations.
Poser une question
Une question totale, c’est-à-dire une question à laquelle on peut répondre par oui ou par non, conserve généralement kuna :
- Kuna maji? — Est-ce qu’il y a de l’eau ?
- Kuna hospitali karibu? — Y a-t-il un hôpital à proximité ?
- Je, kuna nafasi? — Y a-t-il une place ?
La particule je peut annoncer la question, surtout lorsqu’on veut la rendre très claire ou plus soignée, mais elle n’est pas obligatoire. À l’oral, l’intonation et le contexte suffisent souvent.
Avec un mot interrogatif, celui-ci reste habituellement après kuna :
- Kuna nini? — Qu’est-ce qu’il y a ?
- Kuna nani ndani? — Qui est à l’intérieur ?
- Kuna shida gani? — Quel problème y a-t-il ? / Qu’est-ce qui ne va pas ?
Dans shida gani, gani (« quel ? / quelle sorte de ? ») précise le nom shida. Il ne faut pas calquer obligatoirement l’ordre de la question française.
Ne pas confondre existence et localisation
Kuna introduit généralement une personne ou une chose dont on annonce la présence. Une construction locative accordée sert plutôt à dire où se trouve un élément déjà identifié :
| Swahili | Français | Différence |
|---|---|---|
| Kuna kitabu mezani. | Il y a un livre sur la table. | On introduit l’existence du livre. |
| Kitabu kiko mezani. | Le livre est sur la table. | Le livre est déjà identifié ; on donne son emplacement. |
| Kuna watoto nje. | Il y a des enfants dehors. | On signale leur présence. |
| Watoto wako nje. | Les enfants sont dehors. | On localise des enfants connus. |
Le français peut parfois rendre les deux constructions de façon assez proche, mais l’intention n’est pas la même. Demandez-vous si vous annoncez « il existe / il se trouve quelque chose » ou si vous répondez à « où est cette chose ? ».
Ne pas confondre existence et possession
Pour dire qu’une personne a quelque chose, le swahili emploie normalement une construction possessive avec -na, par exemple ana (« il/elle a »). Kuna ne nomme pas un possesseur.
| Swahili | Français | Sens principal |
|---|---|---|
| Kuna watoto wawili nyumbani. | Il y a deux enfants à la maison. | Présence dans un lieu. |
| Ana watoto wawili. | Il/Elle a deux enfants. | Relation de possession ou de parenté. |
| Kuna chakula. | Il y a de la nourriture. | La nourriture est disponible ou présente. |
| Nina chakula. | J’ai de la nourriture. | La personne qui parle en dispose. |
Exemples en contexte
Les exemples suivants montrent kuna et hakuna dans des situations quotidiennes. Les noms et leurs compléments gardent leurs accords habituels ; seul l’existentiel reste le même.
| Swahili | Français | Remarque |
|---|---|---|
| Kuna watu wengi hapa. | Il y a beaucoup de gens ici. | Pluriel : kuna ne change pas. |
| Hakuna maji. | Il n’y a pas d’eau. | Absence d’une matière ou d’une ressource. |
| Kuna shida gani? | Quel problème y a-t-il ? | Question avec gani. |
| Hakuna matata. | Pas de souci. / Il n’y a pas de problèmes. | Expression figée très connue. |
| Kuna mtu mlangoni. | Il y a quelqu’un à la porte. | On annonce la présence d’une personne. |
| Hakuna mtu ofisini. | Il n’y a personne au bureau. | Mtu suffit pour rendre « personne » dans cette phrase négative. |
| Kuna soko karibu na hapa? | Y a-t-il un marché près d’ici ? | Question pratique sur un lieu. |
| Ndiyo, kuna soko nyuma ya benki. | Oui, il y a un marché derrière la banque. | Réponse affirmative complète. |
| Leo hakuna umeme. | Aujourd’hui, il n’y a pas d’électricité. | Le moment est placé en tête. |
| Mezani kuna vikombe vitatu. | Sur la table, il y a trois tasses. | Le lieu sert de thème initial. |
| Kuna nafasi moja tu. | Il ne reste qu’une place. | Littéralement : « Il y a seulement une place. » |
| Hakuna chakula cha kutosha. | Il n’y a pas assez de nourriture. | Cha kutosha signifie « suffisante ». |
| Kuna nini ndani ya sanduku? | Qu’y a-t-il dans la boîte ? | Question ouverte avec nini. |
| Hakuna tatizo, tunaweza kuendelea. | Il n’y a pas de problème, nous pouvons continuer. | Formule rassurante suivie d’une conséquence. |
Erreurs fréquentes
Accorder kuna avec le nom
- Incorrect : Watu kuna wengi hapa.
- Correct : Kuna watu wengi hapa.
- Pourquoi : dans la construction existentielle de base, kuna précède ce dont on annonce la présence. L’accord nécessaire se fait à l’intérieur de watu wengi, pas sur kuna.
Ajouter une deuxième négation
- Incorrect : Hakuna si maji.
- Correct : Hakuna maji.
- Pourquoi : hakuna signifie déjà « il n’y a pas ». Une marque négative supplémentaire est inutile et rend la phrase incorrecte.
Traduire chaque mot de « il y a »
- Incorrect : chercher un mot séparé pour le il français avant kuna.
- Correct : Kuna duka hapa.
- Pourquoi : le il de « il y a » est impersonnel. La construction swahilie n’a pas besoin d’un pronom équivalent.
Employer kuna pour localiser un objet déjà connu
- Moins adapté : Kuna kitabu mezani si la question était « Où est mon livre ? »
- Correct : Kitabu kiko mezani.
- Pourquoi : kuna annonce qu’un livre est présent ; kiko situe le livre précis dont on parle. Le choix dépend donc du message, pas seulement du lieu.
Employer kuna pour dire « avoir »
- Incorrect : Mimi kuna watoto wawili pour « J’ai deux enfants ».
- Correct : Nina watoto wawili.
- Pourquoi : kuna exprime une existence générale. Pour présenter une possession liée à « je », il faut nina.
Ajouter mécaniquement un mot pour « des »
- Incorrect : insérer un déterminant inventé avant watu dans Kuna watu.
- Correct : Kuna watu.
- Pourquoi : le swahili n’emploie pas d’articles identiques à « un », « une » et « des ». Le contexte et la classe nominale donnent les informations nécessaires.
Remarques d’usage
Kuna est extrêmement courant et polyvalent. Il peut annoncer une présence concrète (Kuna mtu nje, « Il y a quelqu’un dehors »), une activité prévue (Kuna mkutano kesho, « Il y a une réunion demain ») ou une réalité abstraite (Kuna uwezekano, « Il existe une possibilité »). Dans la conversation, la réponse peut être très courte : Kuna? (« Il y en a ? »), Kuna (« Oui, il y en a ») ou Hakuna (« Non, il n’y en a pas »), si l’élément concerné est évident.
Hakuna matata est une expression swahilie correcte : elle présente littéralement l’absence de problèmes et sert à rassurer, comme « pas de souci ». Sa célébrité internationale ne signifie toutefois pas qu’elle convient automatiquement à toute réponse. On entend aussi hakuna shida ou hamna shida, selon la région, le locuteur et la situation. Il est plus utile d’apprendre plusieurs réponses en contexte que de placer hakuna matata partout.
Dans un récit, kuna peut également servir à introduire un nouvel élément, un peu comme « il y a… » ou « un jour, il y avait… » en français. Une fois cet élément introduit, les phrases suivantes utilisent normalement les accords correspondant à son nom.
Pour aller plus loin
Cette partie dépasse la règle essentielle du niveau A1. Il n’est pas nécessaire de la maîtriser tout de suite, mais elle explique des formes que l’on rencontre rapidement.
Les trois classes locatives
Le système traditionnel du swahili distingue trois manières de concevoir un lieu. Pa- vise un endroit assez précis, ku- un espace ou une zone de façon plus générale, et mu- l’intérieur d’un espace. Ces préfixes donnent notamment les formes existentielles suivantes :
| Forme swahilie | Traduction approchée | Nuance locative |
|---|---|---|
| pana / hapana | il y a / il n’y a pas | endroit précis ou délimité |
| kuna / hakuna | il y a / il n’y a pas | lieu ou situation envisagés largement |
| mna / hamna | il y a / il n’y a pas | intérieur d’un espace |
Dans l’usage quotidien, kuna est souvent le choix général le plus sûr, même lorsque la distinction spatiale n’est pas mise en avant. On peut néanmoins rencontrer Mezani pana vitabu (« Il y a des livres sur la table ») ou Chumbani mna watu (« Il y a des gens dans la pièce »). Hamna shida est aussi une façon courante de dire « Pas de problème ». Enfin, hapana fonctionne très souvent seul avec le sens de « non » ; ce rôle dépasse la seule construction existentielle.
Du point de vue de la formation, kuna associe le marqueur locatif ku- et -na, élément qui exprime ici la présence. De même, hakuna est la forme négative correspondante. Cette analyse aide à comprendre les formes avancées, mais, pour parler au présent, il est plus simple de mémoriser kuna et hakuna comme deux unités.
Le passé et le futur
Pour situer l’existence dans un autre temps, on emploie une forme de kuwa (« être ») suivie de na. Il ne suffit donc pas d’ajouter hier ou demain à kuna si l’on veut marquer explicitement le temps grammatical.
| Swahili | Français | Temps et polarité |
|---|---|---|
| Kulikuwa na mkutano. | Il y avait une réunion. | Passé affirmatif |
| Hakukuwa na mkutano. | Il n’y avait pas de réunion. | Passé négatif |
| Kutakuwa na mkutano. | Il y aura une réunion. | Futur affirmatif |
| Hakutakuwa na mkutano. | Il n’y aura pas de réunion. | Futur négatif |
Ces formes conservent l’idée locative générale portée par ku-. Elles deviennent particulièrement utiles dans les récits, les annonces et les prévisions. Au niveau débutant, retenez d’abord le couple présent kuna / hakuna ; apprenez ensuite les expressions complètes kulikuwa na et kutakuwa na plutôt que de tenter de les construire mot à mot.
Conseils de pratique
- Décrivez trois lieux réels. Regardez votre cuisine, votre rue ou votre lieu de travail et produisez pour chacun deux phrases : Kuna… puis Hakuna…. Variez le singulier, le pluriel et les noms de matière.
- Entraînez le contraste présence–localisation. Pour chaque objet, dites d’abord Kuna kitabu mezani afin de l’introduire, puis Kitabu kiko mezani afin de le localiser. Ce couple évite l’un des calques les plus fréquents depuis le français.
- Préparez des mini-dialogues utiles. Posez cinq questions avec Kuna…? — par exemple sur l’eau, une place, un magasin ou un problème — puis répondez alternativement par Ndiyo, kuna… et Hapana, hakuna….
Notions associées
- Pour poser davantage de questions : Les mots interrogatifs — pour combiner kuna avec nini, nani, wapi ou gani.
- Étape suivante : Le suffixe locatif -ni — pour former des expressions comme nyumbani, shuleni et mezani.
- Approfondissement : Les autres classes nominales, dont les classes locatives — pour comprendre plus précisément pana, kuna et mna.
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