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Var et yok en turc : existence et possession

Var ve Yok

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concept: tr-a1-var-yok lang: tr ui: fr title: Var et yok en turc : existence et possession description: >- Apprenez à employer var, yok et var mı en turc pour dire qu’une chose existe, manque ou appartient à quelqu’un, avec des exemples concrets. generation: article: version: native-ui-reference-v3.1 model: openai-codex/gpt-5.6-sol at: 2026-07-19T12:58:43Z reviews: spell-check: status: flagged at: 2026-07-19T12:58:43Z score: 0.0013 score-english: 0 score-coverage: 0.0013 suspects: ["Yokmu", "aujourd", "hui"] criteria: v7 language-mixing: status: clean at: 2026-07-19T13:06:49Z criteria: v2


En bref

En turc, var indique qu’une chose existe ou est disponible, tandis que yok indique son absence : Masada bir kitap var signifie « Il y a un livre sur la table » et Zaman yok « Il n’y a pas de temps ». Pour exprimer la possession, le turc marque la personne sur le nom possédé : Param var veut littéralement dire « Mon argent existe », donc « J’ai de l’argent ». La question se construit avec la particule séparée mı/mu : Var mı?, Yok mu?

Vue d’ensemble

Var et yok sont deux mots indispensables dès le niveau A1. Ils servent d’abord à parler de l’existence ou de la présence de quelque chose : un café dans le quartier, du lait dans le réfrigérateur, une place libre dans le bus. Dans cet emploi, ils correspondent souvent aux tournures françaises il y a et il n’y a pas.

Ils permettent aussi de dire avoir et ne pas avoir, mais le turc ne construit pas cette idée comme le français. Au lieu d’utiliser un verbe équivalent à avoir, il ajoute au nom un suffixe possessif (une terminaison qui indique le propriétaire), puis emploie var ou yok : arabam var (« ma voiture existe ») signifie naturellement « j’ai une voiture ».

La différence de structure est importante pour un francophone. En français, la personne qui possède est le sujet de avoir : « j’ai ». En turc, l’élément central est plutôt la chose possédée, marquée par une terminaison : para-m var, mot à mot « mon argent existe ». Une fois ce réflexe acquis, la même construction permet de parler simplement de ce que l’on possède, de ce qui est disponible et de ce qui manque.

Comment ça fonctionne

La règle de base : var ou yok à la fin

Dans une phrase neutre, var ou yok se place normalement à la fin. Ce mot forme le prédicat (la partie qui dit quelque chose au sujet du reste de la phrase).

Structure Exemple turc Sens en français
lieu + chose + var Masada bir kitap var. Il y a un livre sur la table.
lieu + chose + yok Masada kitap yok. Il n’y a pas de livre sur la table.
chose possédée + var Param var. J’ai de l’argent.
chose possédée + yok Param yok. Je n’ai pas d’argent.

Var et yok restent inchangés dans ces phrases simples au présent : on ne choisit pas une forme selon que la chose est singulière ou plurielle.

  • Bir sandalye var. — Il y a une chaise.
  • İki sandalye var. — Il y a deux chaises.
  • Sandalye yok. — Il n’y a pas de chaise.

Après un nombre, le nom turc reste normalement au singulier : iki sandalye, et non iki sandalyeler. Cette règle appartient au système du pluriel, mais elle apparaît très souvent avec var et yok.

Indiquer le lieu

Le lieu reçoit souvent le locatif (un suffixe signifiant « dans », « sur » ou « à »), sous les formes -da/-de/-ta/-te :

  • masa-da — sur la table ;
  • ev-de — à la maison ;
  • park-ta — dans le parc ;
  • market-te — au magasin.

On obtient donc le modèle :

lieu au locatif + chose + var/yok

Dans Masada bir kitap var, masa signifie « table », -da place le livre sur cette table, et var affirme son existence. Le français commence volontiers par « il y a », alors que le turc garde var à la fin.

Le lieu peut être omis s’il est déjà évident :

  • Ekmek var. — Il y a du pain / On a du pain.
  • Boş yer yok. — Il n’y a pas de place libre.

Existence ou simple localisation ?

L’ordre des mots aide à distinguer deux messages proches :

  • Odada bir çocuk var. — Il y a un enfant dans la pièce.
  • Çocuk odada. — L’enfant est dans la pièce.

La première phrase introduit l’existence ou la présence d’un enfant. La seconde parle d’un enfant déjà identifié et indique où il se trouve. Pour un francophone, la différence ressemble à celle entre « il y a un enfant dans la pièce » et « l’enfant est dans la pièce ».

Avec une existence indéfinie, bir peut correspondre à l’article « un/une » : bir çocuk. Il peut aussi être omis quand l’identité ou le nombre exact importe peu : Odada çocuk var signifie selon le contexte « Il y a un enfant / des enfants dans la pièce ». Avec yok, l’absence de bir est très courante : Odada çocuk yok.

Exprimer la possession

Pour dire que quelqu’un possède quelque chose, le turc place un suffixe possessif sur le nom possédé. Le pronom propriétaire peut être ajouté pour insister ou lever une ambiguïté, mais la terminaison suffit souvent.

Voici le modèle avec araba (« voiture ») :

Propriétaire Forme possessive Avec var Sens
(benim) — moi arabam (Benim) arabam var. J’ai une voiture.
(senin) — toi araban (Senin) araban var. Tu as une voiture.
(onun) — lui/elle arabası (Onun) arabası var. Il/Elle a une voiture.
(bizim) — nous arabamız (Bizim) arabamız var. Nous avons une voiture.
(sizin) — vous arabanız (Sizin) arabanız var. Vous avez une voiture.
(onların) — eux/elles arabaları (Onların) arabaları var. Ils/Elles ont des voitures.

Les voyelles des suffixes changent selon l’harmonie vocalique (l’adaptation de la voyelle du suffixe à celle du mot). Comparez para-m « mon argent », ev-im « ma maison », okul-um « mon école » et göz-üm « mon œil ». Ce changement appartient au système des suffixes possessifs ; var et yok, eux, ne changent pas.

Le propriétaire nommé prend généralement le génitif (un suffixe comparable à « de ») et la chose possédée conserve son suffixe possessif :

  • Ali’nin arabası var. — Ali a une voiture.
  • Meryem’in zamanı yok. — Meryem n’a pas le temps.

Il ne suffit donc pas de placer ben devant un nom nu sur le modèle français. Pour « j’ai un frère », on dit (Benim) bir kardeşim var, avec kardeş-im « mon frère/ma sœur ».

Poser une question

Les questions auxquelles on répond par oui ou non utilisent la particule interrogative mı/mi/mu/mü. C’est un petit mot séparé, dont la voyelle suit l’harmonie vocalique. Après var, on écrit var mı ; après yok, yok mu.

Affirmation Question Réponse courte
Burada market var. Burada market var mı? Evet, var. — Oui.
Sütün yok. Sütün yok mu? Hayır, yok. — Non.
Araban var. Araban var mı? Evet, var. — Oui, j’en ai une.

En français, la réponse reprend souvent le verbe : « Oui, j’en ai ». En turc, Evet, var et Hayır, yok suffisent très naturellement.

Attention à la place de la particule. Paran var mı? pose la question neutre « As-tu de l’argent ? ». Paran mı var? met plutôt paran en contraste : « C’est de l’argent que tu as ? » La première structure est celle à mémoriser au niveau A1.

Exemples en contexte

Turc Français Remarque
Masada bir kitap var. Il y a un livre sur la table. Existence dans un lieu.
Buzdolabında süt yok. Il n’y a pas de lait dans le réfrigérateur. Absence dans un lieu.
Burada market var mı? Y a-t-il un supermarché ici ? Question neutre avec var mı.
Bu otelde boş oda var. Il y a une chambre libre dans cet hôtel. Disponibilité.
Bugün ders yok. Il n’y a pas cours aujourd’hui. Événement absent du programme.
Param yok. Je n’ai pas d’argent. Possession négative à la première personne.
Bir sorum var. J’ai une question. soru-m : « ma question ».
Vaktin var mı? As-tu le temps ? Possession à la deuxième personne.
Onun iki çocuğu var. Il/Elle a deux enfants. Le nom reste au singulier après iki.
Bizim küçük bir bahçemiz var. Nous avons un petit jardin. Suffixe possessif de « nous ».
Ahmet’in arabası yok. Ahmet n’a pas de voiture. Propriétaire nommé au génitif.
Hiçbir sorun yok. Il n’y a aucun problème. Négation renforcée par hiçbir.
Evde kimse var mı? Y a-t-il quelqu’un à la maison ? Question sur une personne.
Evde kimse yok. Il n’y a personne à la maison. kimse prend ici un sens négatif avec yok.
Kahve var ama çay yok. Il y a du café, mais pas de thé. Contraste direct entre disponibilité et absence.

Erreurs courantes

Conjuguer var comme le verbe français « avoir »

  • Incorrect : Ben var para.
  • Correct : (Benim) param var.
  • Pourquoi : la personne n’est pas exprimée par une conjugaison de var. Elle est indiquée par le suffixe de para-m (« mon argent »). De plus, var vient normalement à la fin.

Employer değil pour nier l’existence

  • Incorrect : Masada kitap değil. pour dire « Il n’y a pas de livre sur la table. »
  • Correct : Masada kitap yok.
  • Pourquoi : yok nie l’existence ou la présence. Değil nie plutôt une identité ou une qualité : Bu kitap değil signifie « Ce n’est pas un livre ».

Oublier le suffixe possessif

  • Incorrect : Benim araba var.
  • Correct : Benim arabam var. ou simplement Arabam var.
  • Pourquoi : avec un propriétaire explicite comme benim, le nom possédé porte lui aussi la marque de possession : araba-m.

Écrire la particule interrogative avec var ou yok

  • Incorrect : Varmı? / Yokmu?
  • Correct : Var mı? / Yok mu?
  • Pourquoi : la particule interrogative s’écrit séparément, même si sa voyelle varie selon le mot précédent.

Copier l’ordre français

  • Incorrect : Var masada bir kitap. dans une phrase neutre.
  • Correct : Masada bir kitap var.
  • Pourquoi : le prédicat turc vient habituellement à la fin. D’autres ordres existent dans la conversation pour produire un effet particulier, mais ils ne constituent pas le modèle de base.

Confondre « être quelque part » et « avoir quelque chose »

  • Incorrect : Evde varım pour dire simplement « Je suis à la maison. »
  • Correct : Evdeyim.
  • Pourquoi : var/yok sert surtout à affirmer une existence ou une absence. Pour localiser directement une personne connue, le turc emploie la terminaison de « être » : evde-yim. Varım peut signifier « je suis présent/j’existe », avec une insistance différente.

Notes d’utilisation

Disponibilité, programme et état des stocks

Var et yok ne décrivent pas seulement des objets visibles. Ils sont très fréquents pour demander si un produit, un service, une place ou un événement est disponible :

  • Ekmek var mı? — Est-ce qu’il y a du pain ? / Avez-vous du pain ?
  • Yarın tren var mı? — Y a-t-il un train demain ?
  • Saat üçte toplantı var. — Il y a une réunion à trois heures.
  • İnternet yok. — Il n’y a pas de connexion Internet.

La traduction française dépend donc du contexte. Kahve var mı? peut vouloir dire « Y a-t-il du café ? », « Avez-vous du café ? » ou « Est-ce qu’on peut avoir du café ? ». La structure turque reste la même.

Quantité indéfinie et négation renforcée

Pour parler d’une quantité non précisée, le nom peut rester sans article : Su var (« Il y a de l’eau »). Dans une phrase négative, hiç (« pas du tout », selon le contexte) ou hiçbir (« aucun ») renforce couramment yok :

  • Hiç param yok. — Je n’ai pas du tout d’argent / Je n’ai pas un sou.
  • Hiçbir fikrim yok. — Je n’ai aucune idée.
  • Kimse yok. — Il n’y a personne.

Le français répartit ces sens entre « pas de », « aucun » et « personne » ; le turc combine souvent ces mots avec yok.

Registre

Les formes simples var et yok conviennent aussi bien à la conversation courante qu’à de nombreux textes. Dans un style écrit, général ou officiel, on rencontre vardır et yoktur : Bu bölgede birçok tarihi yapı vardır (« Il existe de nombreux bâtiments historiques dans cette région »). Le suffixe -dır/-dir/-dur/-dür donne souvent un ton plus affirmatif, général ou formel. Il n’est pas nécessaire dans une conversation ordinaire.

Au-delà des bases : emplois avancés

Les points suivants ne sont pas à maîtriser immédiatement au niveau A1, mais ils permettent de reconnaître var et yok dans des phrases plus riches.

Le temps et d’autres suffixes

Au passé, les formes les plus utiles sont vardı (« il y avait », « avait ») et yoktu (« il n’y avait pas », « n’avait pas ») :

  • Dün çok işim vardı. — Hier, j’avais beaucoup de travail.
  • Eskiden burada market yoktu. — Autrefois, il n’y avait pas de supermarché ici.

On trouve aussi varmış/yokmuş lorsque l’information est rapportée ou découverte, et varsa/yoksa dans une condition :

  • Yakında güzel bir park varmış. — Il paraît qu’il y a un joli parc tout près.
  • Sorun varsa beni ara. — S’il y a un problème, appelle-moi.
  • Vaktin yoksa yarın konuşalım. — Si tu n’as pas le temps, parlons demain.

Ces terminaisons suivent les règles générales des temps et des modes turcs ; elles ne transforment pas var en équivalent direct du verbe français avoir.

La focalisation dans les questions

La particule interrogative suit l’élément sur lequel porte la question. Cette mobilité produit des nuances :

  • Araban var mı? — As-tu une voiture ? question neutre sur la possession ;
  • Araban mı var? — Tu as une voiture, toi ? / C’est une voiture que tu as ? surprise ou contraste ;
  • Burada mı market var? — C’est ici qu’il y a un supermarché ? insistance sur le lieu.

Cette différence devient surtout utile lorsque l’on travaille l’intonation et la mise en relief.

Des expressions lexicales à distinguer

Var olmak est un verbe qui signifie « exister » : Bu koşullar altında var olmak zor (« Il est difficile d’exister dans ces conditions »). Yok olmak signifie « disparaître » ou « s’éteindre » : Bazı türler yok oluyor (« Certaines espèces disparaissent »). Ces verbes sont liés à var/yok, mais leur conjugaison appartient à un niveau plus avancé.

Dans la conversation, quelques formules sont à apprendre comme des ensembles :

  • Ne var? — Qu’y a-t-il ? / Qu’est-ce qui se passe ?
  • Bir şey yok. — Il n’y a rien / Ce n’est rien.
  • Yok artık! — Mais non ! / Ce n’est pas possible !, réaction familière de surprise.

Conseils de pratique

  1. Faites l’inventaire d’un lieu. Regardez votre cuisine ou votre bureau et produisez cinq phrases avec var, puis cinq avec yok : Masada bilgisayar var, Dolapta kahve yok. Le lieu au début et var/yok à la fin doivent devenir automatiques.
  2. Transformez la possession personne par personne. Partez de Arabam var et remplacez le propriétaire : araban var, arabası var, arabamız var. Faites ensuite la même série avec yok et avec des noms aux voyelles différentes, comme ev, okul et gözlük.
  3. Entraînez les mini-dialogues. Posez dix questions en var mı? et répondez immédiatement par Evet, var ou Hayır, yok. Vérifiez toujours les deux espaces : var mı, yok mu.

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