He et kei en māori : existence et localisation
He me Kei (Rerenga Wāhi)
languages.seo.contextNote
concept: mi-a1-he-kei lang: mi ui: fr title: He et kei en māori : existence et localisation description: >- Apprenez à présenter, décrire et situer une personne ou une chose en māori avec he et kei, grâce à des modèles clairs et des exemples du quotidien. generation: article: version: native-ui-reference-v3.1 model: openai-codex/gpt-5.6-sol at: 2026-07-18T15:07:11Z reviews: spell-check: status: flagged at: 2026-07-18T15:07:11Z score: 0.0004 score-english: 0 score-coverage: 0.0004 suspects: ["māorie"] criteria: v7 language-mixing: status: clean at: 2026-07-18T15:13:52Z criteria: v2
En bref
En māori, on ne traduit généralement pas le verbe français être par un verbe unique. He sert notamment à classer ou à décrire : He kurī tēnā (« Cela, c’est un chien »), tandis que kei place une personne ou une chose dans un lieu actuel : Kei te tēpu te pukapuka (« Le livre est sur la table »). Dans les deux modèles, le prédicat — l’information donnée sur le sujet — vient normalement en premier.
Vue d’ensemble
Les phrases avec he et kei répondent à deux besoins très fréquents. Avec he, on dit ce qu’est quelqu’un ou quelque chose, ou quelle propriété cette personne ou cette chose possède : He ākonga ia (« C’est un étudiant / une étudiante »), He nui te whare (« La maison est grande »). Avec kei, on indique où se trouve le sujet au moment envisagé : Kei te kāinga ia (« Il / Elle est à la maison »).
Pour un francophone, la différence la plus importante est l’absence de copule, c’est-à-dire de verbe reliant le sujet à ce qu’on affirme à son propos. Là où le français emploie presque toujours être, le māori choisit une construction adaptée au type d’information. Il place aussi volontiers cette information avant le sujet : littéralement, Kei te tēpu te pukapuka suit l’ordre « sur la table — le livre ».
Ce point apparaît dès le niveau A1, car il permet d’identifier un objet, de décrire une personne, de demander son chemin et de dire où se trouvent les choses. La règle de départ est simple : he + identité ou qualité, kei + lieu + sujet. Les nuances de négation et de temps sont présentées plus loin, dans une partie que l’on peut laisser de côté lors d’une première lecture.
Comment ça fonctionne
1. He pour classer ou identifier
Le premier modèle attribue une catégorie au sujet :
| Modèle | Rôle | Exemple | Sens |
|---|---|---|---|
| He + nom + sujet | dire ce qu’est le sujet | He kurī tēnā. | Cela, c’est un chien. |
| He + nom qualifié + sujet | donner une catégorie et une caractéristique | He kaiako pai ia. | C’est un bon professeur / une bonne professeure. |
Dans He kurī tēnā, kurī est le nom (le mot qui désigne un être ou une chose) et tēnā est le sujet, c’est-à-dire ce dont on parle. He présente ici une catégorie non définie : on range tēnā dans la catégorie « chien ». Selon la situation, le français choisira « c’est un chien », « cela est un chien » ou plus rarement « il y a un chien ».
Avec un pronom, le même ordre demeure :
- He ākonga au. — Je suis étudiant ou étudiante.
- He nēhi ia. — Il / Elle est infirmier ou infirmière.
- He hoa rāua. — Ces deux personnes sont des amis / amies.
Le māori ne marque pas ici le genre grammatical comme le fait le français. Ia peut donc correspondre à « il » ou « elle », et la traduction d’un métier dépend du contexte.
2. He pour attribuer une propriété
Le second modèle décrit le sujet au moyen d’un mot de qualité ou de quantité :
| Modèle | Exemple | Traduction naturelle |
|---|---|---|
| He + qualité + sujet | He nui te whare. | La maison est grande. |
| He + quantité + groupe nominal | He nui ngā tangata. | Il y a beaucoup de monde. / Les gens sont nombreux. |
| He + qualité + sujet + complément de lieu | He nui ngā tangata i konei. | Il y a beaucoup de monde ici. |
Un groupe nominal est simplement un ensemble construit autour d’un nom, comme ngā tangata (« les gens »). Dans ce modèle, he n’est donc pas toujours l’équivalent de l’article français « un / une ». Dans He nui te whare, il introduit toute la propriété nui (« grand »), pas le nom whare.
La traduction française avec « il y a » est parfois la plus naturelle, surtout avec une quantité : He nui ngā tangata i konei devient spontanément « Il y a beaucoup de monde ici ». La structure māorie reste toutefois descriptive : elle présente les gens comme nombreux. Il ne faut donc pas mémoriser l’équation trop rigide « he = il y a ».
3. Kei pour une localisation actuelle
Pour situer un sujet dans le présent ou dans la situation actuelle, on place le lieu avant le sujet :
Kei + lieu + sujet
- Kei te kura ngā tamariki. — Les enfants sont à l’école.
- Kei Rotorua a Mere. — Mere est à Rotorua.
- Kei konei tō waea. — Ton téléphone est ici.
Le groupe qui suit kei peut prendre plusieurs formes :
| Type de lieu | Construction | Exemple |
|---|---|---|
| nom commun défini | kei + te + nom | Kei te kāinga ia. — Il / Elle est à la maison. |
| nom propre de lieu | kei + nom propre | Kei Pōneke rātou. — Ils / Elles sont à Wellington. |
| adverbe de lieu | kei + konei / konā / korā | Kei konā te pēke. — Le sac est là, près de toi. |
| position relative | kei + position + i + repère | Kei raro i te tūru te ngeru. — Le chat est sous la chaise. |
Dans le dernier modèle, le repère est l’objet par rapport auquel on situe le sujet. Les mots runga (« dessus »), raro (« dessous »), roto (« intérieur ») et waho (« extérieur ») sont suivis de i avant ce repère :
- kei runga i te tēpu — sur la table, littéralement « au-dessus de la table » ;
- kei raro i te moenga — sous le lit ;
- kei roto i te whare — dans la maison ;
- kei waho i te kura — à l’extérieur de l’école.
Kei te tēpu te pukapuka peut suffire à dire que le livre est à la table ou sur la table lorsque le contexte est clair. Si l’on veut préciser qu’il repose sur le dessus, Kei runga i te tēpu te pukapuka est plus explicite.
4. Demander où : kei hea ?
Hea signifie « où » dans ce modèle. La question conserve la place initiale du prédicat locatif :
Kei hea + sujet ?
- Kei hea te wharepaku? — Où sont les toilettes ?
- Kei hea a Hēmi? — Où est Hēmi ?
- Kei hea āku kī? — Où sont mes clés ?
Pour répondre, il suffit de remplacer hea par le lieu : Kei roto i te whare (« C’est dans la maison »). Quand le sujet est déjà évident, il peut ne pas être répété dans la réponse.
5. Ne pas confondre deux kei te
La suite écrite kei te peut appartenir à deux constructions différentes :
| Construction | Ce qui suit | Exemple | Sens |
|---|---|---|---|
| kei + te + lieu | un nom de lieu | Kei te kura a Mere. | Mere est à l’école. |
| kei te + action | un verbe | Kei te ako a Mere. | Mere est en train d’étudier. |
Dans la première phrase, te est l’article singulier placé devant kura. Dans la seconde, kei te forme un marqueur d’aspect, c’est-à-dire un ensemble qui présente l’action comme en cours. Le vocabulaire et le contexte indiquent donc si l’on parle d’un lieu ou d’une action.
6. Exprimer « il y a » sans traduction automatique
Le français « il y a » recouvre plusieurs intentions. Le choix māori dépend de ce que l’on veut mettre au premier plan :
| Intention | Modèle utile | Exemple |
|---|---|---|
| présenter une chose non définie | he + nom | He pukapuka kei runga i te tēpu. — Il y a un livre sur la table. |
| dire qu’un ensemble est nombreux | he nui + groupe nominal | He nui ngā pukapuka i konei. — Il y a beaucoup de livres ici. |
| situer une chose déjà identifiée | kei + lieu + sujet défini | Kei runga i te tēpu te pukapuka. — Le livre est sur la table. |
Le contraste entre te pukapuka (« le livre ») et he pukapuka (« un livre ») compte donc autant que le choix entre he et kei. Avec un sujet défini, la phrase locative indique où se trouve une chose connue. Avec he, on introduit plus volontiers une chose non encore identifiée.
Exemples en contexte
| Māori | Français | Remarque |
|---|---|---|
| He kurī tēnā. | Cela, c’est un chien. | Classe l’objet montré dans une catégorie. |
| He ākonga au. | Je suis étudiant / étudiante. | Identité ou rôle, sans verbe « être ». |
| He tangata pai ia. | C’est une bonne personne. | Pai qualifie tangata. |
| He nui te whare. | La maison est grande. | He introduit une propriété. |
| He pai te kai. | Le repas est bon. | Description simple. |
| He nui ngā tangata i konei. | Il y a beaucoup de monde ici. | Traduction existentielle naturelle en français. |
| He pukapuka kei runga i te tēpu. | Il y a un livre sur la table. | Introduit un livre non défini, puis le situe. |
| Kei te tēpu te pukapuka. | Le livre est sur la table. | Lieu d’abord, sujet ensuite. |
| Kei runga i te tēpu te kapu. | La tasse est sur la table. | Runga i précise « sur le dessus de ». |
| Kei raro i te tūru te ngeru. | Le chat est sous la chaise. | La chaise sert de repère. |
| Kei roto i te whare ngā tamariki. | Les enfants sont dans la maison. | Le nom ne change pas de forme au pluriel. |
| Kei te kāinga ia. | Il / Elle est à la maison. | Localisation actuelle. |
| Kei Rotorua a Mere. | Mere est à Rotorua. | Pas de te devant ce nom propre. |
| Kei hea te wharepaku? | Où sont les toilettes ? | Question de lieu très courante. |
| Kei hea tōku waea? | Où est mon téléphone ? | Le sujet suit kei hea. |
Erreurs fréquentes
Traduire chaque « être » par kei
- Incorrect : Kei he kaiako ia.
- Correct : He kaiako ia.
- Pourquoi : être professeur exprime une catégorie, pas un emplacement. Kei introduit un lieu ; he sert ici à dire ce qu’est la personne.
Garder l’ordre français
- Incorrect : Te pukapuka kei te tēpu.
- Correct : Kei te tēpu te pukapuka.
- Pourquoi : dans une phrase locative indépendante et neutre, l’information de lieu vient normalement avant le sujet. L’ordre français « le livre — est sur la table » ne se transpose pas mot à mot.
Ajouter te après kei devant tous les lieux
- Incorrect : Kei te Rotorua a Mere.
- Correct : Kei Rotorua a Mere.
- Pourquoi : un nom propre comme Rotorua n’a normalement pas besoin de l’article te. En revanche, un nom commun défini le prend : kei te kura.
Oublier i après un mot de position
- Incorrect : Kei runga te tēpu te kapu.
- Correct : Kei runga i te tēpu te kapu.
- Pourquoi : avec runga, raro, roto ou waho, i introduit le repère : la table, la chaise, la maison, etc.
Prendre he pour un équivalent fixe de « il y a »
- Peu naturel pour un objet déjà identifié : He te pukapuka i runga i te tēpu.
- Correct : Kei runga i te tēpu te pukapuka.
- Pourquoi : he et te ne se cumulent pas ainsi. Si l’on parle du livre déjà connu, on choisit le sujet défini te pukapuka et une phrase locative avec kei. Pour introduire un livre quelconque : He pukapuka kei runga i te tēpu.
Confondre lieu et action après kei te
- À distinguer : Kei te kura ia et Kei te ako ia.
- Correct selon le sens : « Il / Elle est à l’école » pour la première ; « Il / Elle étudie en ce moment » pour la seconde.
- Pourquoi : dans te kura, te est un article ; devant ako, kei te présente une action en cours.
Notes d’usage
En français, « c’est » sert aussi bien à identifier qu’à montrer ou à commenter. Le māori répartit ces fonctions entre plusieurs structures. He convient à une catégorie non définie (He kurī tēnā), mais il ne remplace pas toutes les phrases françaises en « c’est ». Les identifications avec un nom propre ou un élément nettement défini emploient souvent ko, un autre modèle à apprendre séparément : Ko Mere te kaiako (« Mere est la professeure »).
La traduction de Kei te tēpu te pukapuka dépend du contexte spatial. Kei te tēpu indique que le livre se trouve à la table ; le français demande souvent de choisir « sur la table ». Lorsque la position exacte importe, les constructions runga i, raro i, roto i et waho i évitent l’ambiguïté.
Les macrons font partie de l’orthographe māorie. Il faut écrire māori, tēpu, kāinga et ngā, sans supprimer les voyelles longues. Ce n’est pas un détail décoratif : la longueur vocalique peut distinguer des mots et aide à prononcer correctement.
Enfin, le sujet peut être omis dans une réponse courte lorsque tout le monde sait de quoi l’on parle :
- Kei hea te pukapuka? — Où est le livre ?
- Kei runga i te tēpu. — Sur la table.
Cette réponse reste complète dans la conversation, même si elle ne répète pas te pukapuka.
Au-delà des bases : temps et négation
Cette partie n’est pas indispensable pour commencer. Elle montre toutefois pourquoi kei ne doit pas être mémorisé comme un simple synonyme intemporel de « être à ».
Localisation passée et future
Kei situe normalement le sujet dans le présent ou dans la situation actuelle. Pour une localisation passée, on rencontre i au même emplacement :
- I te kura ia inanahi. — Il / Elle était à l’école hier.
- I Pōneke rātou i tērā wiki. — Ils / Elles étaient à Wellington la semaine dernière.
Une localisation prévue peut employer hei, notamment avec un repère temporel clair :
- Hei te marae te hui āpōpō. — La réunion aura lieu au marae demain.
Ainsi, kei, i et hei situent la relation de lieu dans différents cadres temporels. Il ne faut pas confondre le i locatif de I te kura ia avec tous les autres emplois de i en māori.
Nier une localisation
La négation modifie davantage la structure que le français « ne… pas ». Pour dire que quelqu’un ou quelque chose n’est pas à un endroit, un modèle courant est :
Kāore + sujet + i + lieu
- Kāore ia i te kāinga. — Il / Elle n’est pas à la maison.
- Kāore te pukapuka i runga i te tēpu. — Le livre n’est pas sur la table.
Remarquez les deux changements : kāore ouvre la phrase, le sujet vient ensuite et i introduit le lieu. On ne se contente donc pas d’ajouter un mot négatif devant la phrase positive avec kei.
Pour dire qu’une chose n’existe pas ou qu’il n’y en a aucune dans la situation, on emploie couramment kāore he :
- Kāore he miraka. — Il n’y a pas de lait.
- Kāore he tangata i konei. — Il n’y a personne ici.
Pour nier une identité ou une catégorie, ehara…i est un modèle important :
- Ehara ia i te kaiako. — Il / Elle n’est pas le professeur / la professeure.
- Ehara tēnā i te kurī. — Cela n’est pas un chien.
Ces négations appartiennent à une étape ultérieure. Au niveau A1, l’essentiel reste de produire correctement les deux phrases positives He + description + sujet et Kei + lieu + sujet.
Le lieu comme information nouvelle
Le fait de placer le lieu au début ne correspond pas exactement à une inversion stylistique française. C’est la structure normale du prédicat locatif māori. On annonce d’abord la relation spatiale, puis l’être ou l’objet concerné :
- Kei waho i te whare te kurī. — Le chien est dehors, à l’extérieur de la maison.
Dans un texte plus complexe, d’autres ordres peuvent apparaître lorsqu’un groupe est repris, opposé ou intégré à une proposition plus longue. Pour parler de manière claire et neutre, le modèle à lieu initial reste le meilleur repère.
Conseils pour s’entraîner
- Travaillez par paires. Prenez cinq objets autour de vous et produisez pour chacun une identification, puis une localisation : He pukapuka tēnei (« Ceci est un livre »), puis Kei runga i te tēpu te pukapuka (« Le livre est sur la table »). Vous entraînez ainsi le choix entre he et kei, pas seulement le vocabulaire.
- Posez toujours la même question. Cachez ou déplacez des objets, demandez Kei hea…?, puis répondez avec kei runga i, kei raro i, kei roto i ou kei waho i. La répétition rend naturel l’ordre « lieu + sujet ».
- Faites un tri en trois colonnes. Classez des phrases françaises selon leur sens : « identité ou catégorie », « qualité ou quantité », « emplacement ». Traduisez ensuite les deux premières avec un modèle en he et la troisième avec kei. Cette étape empêche le verbe français être de dicter automatiquement la structure māorie.
Notions associées
- Prérequis : Les articles définis te et ngā — pour construire correctement des sujets comme te pukapuka et ngā tamariki.
- À approfondir : Les prépositions de base ki, i et kei — pour distinguer position actuelle, direction et autres emplois de i.
- À approfondir : Les questions de base — pour intégrer kei hea? aux autres mots interrogatifs.
- Étape suivante : Les lieux et les mots de localisation — pour élargir l’usage de runga, raro, roto et waho.
languages.concept.prerequisite
Les articles définis *te* et *ngā* en māoriA1languages.concept.related
languages.concept.otherLanguages
languages.concept.compareLanguages
languages.cta.conceptText
languages.cta.practiceConceptButton